L’Iran a reçu la lettre adressée par le vice-président américain JD Vance mais n’y a pas encore répondu, ont rapporté jeudi des agences de presse iraniennes, sur fond d’efforts pour éviter une reprise des hostilités au Moyen-Orient.
L’agence Fars, citant une source proche du dossier, a indiqué que JD Vance avait adressé son message au secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaï.
L’agence Tasnim a ajouté que l’Iran exigeait des États-Unis qu’ils «respectent les sept conditions qu’il a imposées» pour aller de l’avant.
Le quotidien américain Wall Street Journal (WSJ) avait fait état mercredi de cette lettre visant à relancer les négociations, alors que les États-Unis et Israël ont multiplié ces derniers jours les menaces de nouvelles frappes.
Selon le journal, «Vance évalue si Téhéran et Washington peuvent trouver des points de convergence suffisants pour persuader Trump de ne pas donner l’ordre d’une attaque brève et intense contre l’Iran dans les semaines à venir».
Il n’y est pas question «d’un accord de paix» mais d’un «éventuel cadre de négociations», écrivait-il.
Cette lettre a été envoyée à la demande de Donald Trump, selon une des sources du WSJ, mais interrogé à ce propos, le président républicain a démenti en être à l’origine.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi avait indiqué mercredi que son pays continuait de discuter avec les médiateurs de son plan pour rouvrir le détroit d’Ormuz, au cœur du conflit.
L’Iran avait précisé en septembre conditionner sa réouverture notamment à un cessez-le-feu à travers le Moyen-Orient, le dégel de ses avoirs détenus à l’étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus naval américain contre ses ports.
AFP