L'Iran a mis en garde mercredi contre «l'impact dévastateur» qu'aurait une nouvelle attaque dans la région sur les marchés énergétiques, après une multiplication des menaces israéliennes contre Téhéran ces derniers jours.

Le pays a déjà été attaqué à deux reprises, d'abord en juin 2025 par Israël, et une seconde fois fin février 2026 quand les États-Unis et Israël ont lancé des frappes sur Téhéran.

«L'impact dévastateur sur les marchés internationaux de toute aventure militaire initiée par Israël dans la région du Golfe persique demeure une préoccupation majeure tant pour les fournisseurs de gaz que pour les consommateurs», a écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

Il s'exprimait alors que la coalition de Benjamin Netanyahou, qui a juré de renverser le pouvoir iranien, devance le bloc de l'opposition, selon les résultats des élections en Israël après dépouillement de près de 80% des bulletins.

Le Premier ministre sortant, fort du soutien de son allié Donald Trump, a ciblé la République islamique à répétition dans les derniers jours de la campagne. Selon lui, «renverser» le pouvoir iranien est le seul moyen d'éliminer la «menace existentielle» posée par Téhéran.

Après 40 jours de bombardements et un cessez-le-feu en avril suivi d'un protocole d'accord en juin entre Washington et Téhéran, la fragile entente a volé en éclats cet été et les négociations sont depuis dans l'impasse.

L'Iran a de son côté assuré en début de semaine que le résultat du scrutin israélien ne ferait aucune différence. «Peu importe pour nous qui, lors de ces élections, prend la tête d'un régime qui n'a apporté que violence et massacres à notre région», a déclaré le porte-parole de sa diplomatie.

La guerre, qui a embrasé la région et fait vaciller l'économie mondiale, a poussé les cours du pétrole et du gaz au plus haut depuis des années.

AFP