Donald Trump a assuré mardi qu'il accepterait les résultats des élections de mi-mandat si le scrutin est «honnête», une tentative de plus de jeter le doute sur son intégrité à moins d'une semaine d'une échéance qui pourrait lui faire perdre sa majorité au Congrès.

Le président américain multiplie les attaques et les insinuations sur de supposées fraudes électorales d'ampleur, que rien ne vient étayer, à mesure que les mauvais sondages s'accumulent pour son camp républicain.

Interrogé par la presse pour savoir s'il respecterait le résultat du scrutin, Donald Trump a répondu: «Oui, s'il est honnête».

Il a aussi affirmé avec prudence qu'il pourrait travailler avec les démocrates, bien partis pour reprendre à la droite la Chambre des représentants, voire le Sénat en cas de victoire majeure.

«On trouvera des solutions», a-t-il ajouté près de Washington, avant de s'envoler pour un meeting de campagne.

Le milliardaire républicain a aussi souligné qu'il disposait d'un «puissant» veto sur ce qu'approuve le Congrès. «J'espère que ce ne sera pas le cas, mais si ça l'est, de nombreux présidents l'ont déjà fait».

Le «puissant veto» permet «de négocier», a encore déclaré Donald Trump, avant de s'envoler pour le Texas, État pourtant normalement solidement ancré à droite, un déplacement qui souligne la crainte chez les républicains d'une vaste défaite dans les urnes mardi 3 novembre.

Le président sera rejoint par le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, un rare déplacement de campagne pour celui qui est cité comme un possible candidat pour la succession à Donald Trump en 2028.

L'ancien promoteur immobilier n'a jamais reconnu sa défaite lors de l'élection de 2020, perdue face au démocrate Joe Biden.

Lundi, il a promis de verser 1 million de dollars à toute personne en possession d'informations aboutissant à une condamnation pour fraude électorale. Vendredi, il a dit avoir exigé que son ministère de la Justice dépose un recours préventif en cas de victoire démocrate à une élection pour le Sénat en Alaska.

Donald Trump agite ainsi le spectre d'une contestation postélectorale si son parti est battu aux «midterms», ainsi qu'il l'avait fait fin 2020, jusqu'à l'attaque du Capitole par ses partisans, le 6 janvier 2021.

AFP