Trois hommes ont été condamnés à mort lundi au Koweït pour avoir planifié l'assassinat du vice-Premier ministre, mais également collaboré avec l'Iran et adhéré au Hezbollah libanais, ont indiqué à l'AFP deux sources judiciaires.

Les trois hommes sont issus de la communauté chiite, qui représente environ un tiers de la population koweïtienne et la majorité de la population iranienne.

La cour criminelle a condamné à mort Hussein Abdallah Al-Maatouq, un dignitaire religieux et secrétaire général de l'Alliance islamique nationale, ainsi que deux autres individus, dont l'un avait déjà été condamné pour terrorisme en 2016 puis gracié par le roi, avant d'être arrêté à nouveau en avril dernier, selon ces sources.

Ces hommes sont accusés d'avoir porté atteinte aux intérêts nationaux du pays, d'avoir collaboré avec l'Iran, d'avoir planifié l'assassinat du vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, et d'avoir appartenu à l'organisation Hezbollah, considérée comme terroriste au Koweït, ont-elles ajouté.

Onze autres personnes jugées dans le cadre de la même affaire ont été condamnées à cinq ans de travaux forcés.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des pays du Golfe, dont le Koweït, ont arrêté des dizaines de personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées à l'Iran, principalement composées de chiites, alors que la région était soumise à des bombardements iraniens répétés.

AFP