La diplomatie iranienne a estimé lundi, à la veille de législatives israéliennes qui s'annoncent serrées, que le résultat du scrutin ne ferait aucune différence pour la République islamique, bombardée à deux reprises par Israël depuis juin 2025.

«Peu importe pour nous qui, lors de ces élections, prend la tête d'un régime qui n'a apporté que violence et massacres à notre région», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

«C'est une compétition entre différentes bandes pour commettre les plus grands méfaits», a-t-il poursuivi.

Les élections prévues mardi en Israël se tiennent dans un contexte de multiplication des menaces américano-israéliennes contre l'Iran, sur fond d'impasse des négociations pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février.

Ces derniers jours, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, n'a cessé de brandir la menace iranienne, revendiquant les résultats de la guerre lancée en février contre Téhéran aux côtés de Donald Trump.

«Il n'y a qu'un seul moyen d'éliminer cette menace une fois pour toutes: renverser le régime iranien. C'est l'instruction que j'ai donnée à l'armée, au Mossad (les renseignements extérieurs israéliens, NDLR) et aux services de sécurité», a déclaré pendant la campagne le dirigeant, qui accuse depuis des années Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique.

Lundi à Téhéran, M. Baghaï a qualifié de telles déclarations de «menaces en l'air», y voyant un «signe de désespoir» de la part du Premier ministre israélien.

Il a ajouté que son pays «suivait de près la situation». «Nous sommes en état de guerre. L'Iran n'hésitera pas à exercer son droit inhérent à la défense du pays», a averti le porte-parole.

AFP