De hauts responsables saoudiens, turcs et pakistanais, dont les pays sont liés par un accord de défense commune, doivent se rendre lundi à Téhéran pour des entretiens sur la sécurité régionale, ont indiqué des responsables iranien et saoudien.
«Le ministre saoudien de la Défense, Khalid ben Salmane, le commandant de l'armée pakistanaise, le général Asim Munir, et le directeur des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, participeront à cette réunion», a déclaré à la télévision d'État un adjoint au secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Bagheri.
Le vice-ministre saoudien chargé de la diplomatie publique, Rayed Krimly, a confirmé que le ministre de la Défense du royaume se rendrait lundi à Téhéran à la tête d'une délégation.
«Cette visite s'inscrit dans le cadre des efforts constants déployés par les pays signataires de l'accord de défense commune de La Mecque en faveur d'une désescalade entre les parties impliquées dans la crise actuelle», a-t-il écrit sur X.
Cette rencontre intervient alors qu'Israël et les États-Unis ont multiplié les menaces contre la République islamique et que les négociations entre Téhéran et Washington sont dans l'impasse.
«La réunion quadripartite à Téhéran pourrait constituer une étape importante et efficace dans la construction d'une sécurité régionale durable, et nous espérons que cette initiative contribuera à l'édification d'une région stable», a ajouté M. Bagheri.
Il a précisé que le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, y représenterait l'Iran.
La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington.
Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d'accord en vue de mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin, mais a volé en éclats en juillet.
Ces derniers jours, les attaques contre des navires se sont multipliées dans le détroit d'Ormuz, désormais au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.
L'Iran revendique le contrôle de cette voie maritime stratégique, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre. Washington impose en retour un blocus des ports iraniens.
En l'absence d'une solution diplomatique, le conflit s'est étendu à l'ensemble de la région, notamment au Yémen, où l'Arabie saoudite et les combattants houthis, soutenus par Téhéran, s'affrontent.
AFP