La Banque centrale israélienne a rejeté dans un rare communiqué les propos du Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui avait déclaré en pleine campagne électorale que le pays devait se préparer à une «économie de contournement» face à d'éventuelles sanctions internationales.

«Il faut comprendre qu'il pourrait y avoir des sanctions, notamment des sanctions bancaires», avait affirmé vendredi Benjamin Netanyahou, disant avoir demandé la préparation d'«un plan» visant à permettre aux banques israéliennes de contourner les canaux internationaux via le recours à des cryptomonnaies.

«Les cryptomonnaies ne peuvent pas servir de voie de contournement des sanctions», a rétorqué samedi soir la Banque centrale, appelant plutôt à se concentrer sur «la prévention» des sanctions.

Les propos du Premier ministre avaient déjà été rejetés par ses adversaires politiques et plusieurs grands noms du monde des affaires israélien.

Au cours de la campagne pour les élections législatives prévues mardi, qui s'annoncent très serrées et sont largement perçues comme un référendum pour ou contre Benjamin Netanyahou, ce dernier n'a cessé de multiplier les propos alarmistes, laissant entendre que le pays s'effondrerait en cas de défaite de son camp.

Il n'avait pas nommé les pays dont il s'attend à ce qu'ils prennent des sanctions, mais ses déclarations interviennent après que le Royaume-Uni et d'autres pays ont imposé des sanctions visant des produits provenant des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, en réaction à des attaques de colons contre des Palestiniens et à la construction de colonies.

AFP