Le président Joseph Aoun a appelé jeudi à la retenue face à la montée des tensions régionales, réaffirmé la solidarité du Liban avec l’Arabie saoudite et exhorté le gouvernement à traiter plusieurs dossiers prioritaires, à l’ouverture d’une séance du Conseil des ministres.
Il a également salué la position du président du Parlement, Nabih Berry, notamment son attachement à «considérer l’armée libanaise comme une ligne rouge, à préserver la paix civile et à privilégier le dialogue et l’entente», qu’il a présentés comme «les meilleurs moyens de protéger le Liban et de le sauver».
Joseph Aoun a par ailleurs appelé les différentes parties libanaises à «faire preuve de sagesse, de discernement et de retenue afin d’éviter que les défis auxquels la région est confrontée ne se répercutent sur le Liban, déjà éprouvé par de lourdes difficultés économiques».
Le chef de l’État a par ailleurs salué les mesures prises par le ministre de la Santé pour lutter contre les médicaments falsifiés et introduits clandestinement dans le pays.
«Les armes doivent relever exclusivement des institutions de l’État»
De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a réaffirmé que seules les institutions officielles sont autorisées à porter des armes au Liban. Il a cité l’armée libanaise, les Forces de sécurité intérieure, la Sûreté générale, la Direction générale de la Sûreté de l’État, les Douanes libanaises et la police municipale.
Il a également souligné que la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l’État, estimant que ce principe «constitue un fondement de la Constitution libanaise». Il a appelé le Hezbollah à respecter cet engagement, dont le mouvement a, selon lui, accepté à plusieurs reprises le principe.
Enfin, Nawaf Salam a affirmé que le stockage ou le transport d’armes, quel qu’en soit le prétexte, «devait faire l’objet d’un suivi sécuritaire et de poursuites judiciaires, afin que les contrevenants se voient infliger les sanctions les plus sévères prévues par la loi».