Les forces de sécurité intérieure syriennes ont annoncé jeudi la mort de deux de leurs membres lors d’une opération contre un groupe affilié à l’organisation jihadiste État islamique (EI) dans la région de Damas.

Depuis qu’elles ont pris le pouvoir après avoir renversé Bachar el-Assad fin 2024, les autorités islamistes syriennes annoncent régulièrement des arrestations de membres ou le démantèlement de réseaux affiliés au groupe jihadiste, qu’elles accusent d’avoir commis plusieurs attentats dans le pays.

Dans un communiqué, les forces de sécurité ont indiqué avoir mené «une opération sécuritaire» en coordination avec les services de renseignement généraux, visant «une cellule relevant du groupe terroriste Daech» (acronyme arabe de l’EI), dans la localité de Rankous, proche de Damas.

Deux membres des forces de sécurité ont été tués et cinq autres blessés, a ajouté le communiqué sans fournir d’autres détails.

Début octobre, les autorités avaient annoncé l’arrestation d’un dirigeant de l’EI soupçonné d’avoir organisé des attentats, notamment une attaque contre une mosquée de Homs (centre) en décembre 2025.

L’EI, qui avait pris le contrôle en 2014 de vastes territoires en Syrie et en Irak, avait été défait territorialement en Syrie en 2019, mais des cellules du groupe s’y maintiennent, notamment dans le désert.

Il revendique encore occasionnellement des attaques, visant principalement les forces de sécurité syriennes.

Les autorités syriennes, qui ont rejoint la coalition antijihadiste, avaient accusé l’EI d’être derrière un attentat à la bombe à Damas survenu lors de la visite du président français Emmanuel Macron en juillet dernier, et avaient annoncé l’arrestation de la cellule responsable de l’attaque.

AFP