Les cours du pétrole montent mercredi, le marché se focalisant sur les tensions au Moyen-Orient après de nouvelles attaques contre l’Arabie saoudite et dans le détroit d’Ormuz.
Vers 11H55 GMT (13H55 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 1,72%, à 110,66 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, gagnait 1,98%, à 99,76 dollars.
Depuis plusieurs semaines, l’Arabie saoudite subit des tirs quasi quotidiens sur ses aéroports et ses infrastructures pétrolières de la part des Houthis du Yémen, qui ont repris cet été les combats contre la coalition menée par Riyad.
«Quatre drones lancés vers le royaume ont été interceptés et détruits», a écrit mercredi le porte-parole de cette coalition militaire, Turki al-Malki, sur la plateforme X.
Un cinquième drone a par la suite été intercepté, selon la même source qui ne précise pas l’origine des attaques.
Le détroit d’Ormuz, qui demeure au cœur des tensions entre l’Iran et les États-Unis depuis le début du conflit, reste la cible de nombreuses attaques, ce qui fait également monter les cours.
Pourtant, selon les données de la plateforme Kpler, les exportations totales, incluant les itinéraires alternatifs contournant Ormuz, ont dépassé 24 millions de barils par jour au cours de la semaine se terminant le 18 octobre, contre 23,3 millions de barils par jour avant la guerre.
Mais à cause du risque dans la région, «des taux de fret et des primes d’assurance exceptionnellement élevés rendent le transport du pétrole coûteux», explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.
En outre, une trop grande disponibilité du brut pourrait «encourager l’Iran à intensifier davantage l’escalade, potentiellement avec le soutien des Houthis et des groupes pro-iraniens en Irak, comme on l’a vu lorsque l’oléoduc saoudien vers Yanbu a été bombardé», souligne l’analyste.
L’Iran compte en effet sur la hausse des prix du pétrole pour faire pression sur les États-Unis, où les élections législatives de mi-mandat auront lieu le 3 novembre.
AFP