Quand, dans un pays, on n’ose même pas désigner les agresseurs pour ce qu’ils sont, on peut dire qu’il a un énorme problème. Les «jeunes» ! C’est par ce faux et doux euphémisme que la France appelle les hordes de barbares qui ont saccagé ses villes, brûlé ses institutions et pillé ses magasins. Des dizaines de milliers de prédateurs, keffieh et drapeaux palestiniens sur le dos, font des razzias dans les rues des villes. Ça vous rappelle quelque chose?
En face, les victimes, pour l’instant, se contentent de pleurer le fruit de leur travail et de constater les dégâts. Jusqu’à quand? Ça vous rappelle quelque chose?
La classe politique, totalement dépassée, ne pose même pas la question de savoir ce que des drapeaux palestiniens ont à voir avec les revendications, légitimes, de lutte contre la vie chère. Encore moins avec les revendications d’une partie des lycéens qui réclament des moyens en même temps que des fanatiques du «wesh», acculturés, brûlent leurs lycées.
Et les pancartes! Parlons des pancartes. «Libérez Ali», en arabe, s’il vous plaît. «Free Palestine». Quel rapport? Aucun. Quelle réaction? Aucune.
Les «jeunes» ont été actionnés par l’ultra-gauche, qui a organisé la simultanéité des actions. Des extrémistes violents sont arrivés par centaines d’Allemagne, de Grande-Bretagne et même des États-Unis. Leur rôle a été de déclencher de véritables guérillas urbaines, sous les yeux impuissants des autorités. ouvrant la voie aux pillards.
Le point de bascule, c’était samedi 17 octobre. Les forces de l’ordre, 10 000 dans toute la France, ont été largement débordées par ceux dont on ne prononce pas le nom, au moins trois fois plus nombreux. Et encore! Les policiers ont manqué de munitions. Entendons-nous, quand on parle de munitions, il s’agit de grenades lacrymogènes et de moyens de désencerclement. Pour lutter contre les émeutiers, la police a utilisé des… canons à eau. Pas sûr que ça effraie les «jeunes». Les forces de l’ordre ont vu 10% de leurs effectifs blessés. De la chair à canon, sans moyens, jetée en pâture aux prédateurs.
Le ministre de l’Intérieur a reconnu que les moyens mis en œuvre ont été insuffisants. Il a même présenté sa démission. Le président de la République a fait une allocution solennelle. Au même moment, comme en réponse à son discours, les pillages reprenaient partout. L’État ne fait plus peur. En tout cas, pas à ces «jeunes» qui ne connaissent et ne reconnaissent aucune autorité. D’ailleurs, certains venaient au pillage en famille, parents compris.
J’ai même vu, place de la Bastille, un ahuri (pour rester poli) défiant la police, enveloppé du drapeau libanais. Si ses parents, qui doivent se priver pour lui payer des études, le reconnaissent, ils feraient bien de le rappeler d’urgence pour rater sa vie au Liban. Le coût sera moins élevé. Et il fera moins honte à tous ceux qui respectent ce drapeau. Parenthèse fermée.
La France est humiliée. Le monde entier regarde les images avec effarement. Le président Trump et son vice-président ont attribué ces violences à une «immigration hors de contrôle» et appellent à la fermeture des frontières françaises.
Il est vrai que près de 500 000 entrées régulières sur le territoire français sont estimées chaque année, selon un décompte élargi du ministère de l’Intérieur. En dix ans, ces flux ont contribué à transformer le visage du pays. Sans parler des clandestins, par définition impossibles à recenser. L’extrême gauche salue cette tendance démographique et parle de «nouvelle France».
Dans les rues des villes, les dégâts se chiffrent en milliards d’euros. 3 000 commerces ont été saccagés. Au-delà des coûts directs, la France, surendettée, risque de faire face à la défiance des bailleurs internationaux. Qui va vouloir investir ou prêter de l’argent à un pays qui ne contrôle pas ses rues et où la propriété privée est violée et les institutions mises à bas? Ça vous rappelle quelque chose?
Et maintenant, que va-t-il se passer? L’élection présidentielle se tient dans six mois. D’ici là, c’est le saut dans l’inconnu ou l’abîme. Un acte 2 est prévu samedi. Avec un pouvoir dépassé par les événements qui a promis beaucoup plus de moyens sur le terrain cette fois. Mais, si les pillages et les émeutes reprennent, jour après jour, les innocents vont vouloir défendre leurs biens. On sait que, dans certains «quartiers», voilà encore un autre mot pudique, circulent des armes de guerre aux mains de «jeunes». Les prochaines razzias seront-elles militarisées? Ce serait un point de bascule dramatique. Pour sûr, les canons à eau ne seront pas de taille. Les grenades lacrymogènes non plus.
Il est urgent que l’État reprenne le contrôle et évite la rupture de confiance avec l’immense majorité silencieuse, qui travaille et paie ses impôts. Faute de quoi, à Dieu ne plaise, les citoyens pourraient être tentés de se faire justice eux-mêmes et de défendre leurs biens par leurs propres moyens. Ça vous rappelle quelque chose?
Thomas Jefferson disait: «Le prix de la liberté, c’est l’éternelle vigilance».
Est-il trop tard? Espérons que non.