La porte-parole de l’armée israélienne, Ella Waweya, a accusé mardi l’armée libanaise de ne pas avoir neutralisé une installation militaire du Hezbollah située dans la région de Kafra, au Liban-Sud, malgré l’annonce antérieure de son intervention.
Dans un message publié sur X, elle a rappelé qu’en vertu des arrangements conclus en 2024, l’armée libanaise était chargée de démanteler les moyens de combat et les infrastructures militaires du Hezbollah au sud du Litani. Selon elle, cette mission n’aurait pas été menée à bien, permettant au mouvement de poursuivre le renforcement de ses capacités militaires.
Ella Waweya a indiqué qu’en décembre 2025, «une installation utilisée par le Hezbollah pour stocker des armes avait été signalée à l’armée libanaise par l’intermédiaire du mécanisme de surveillance dirigé par les États-Unis. L’armée libanaise avait ensuite annoncé avoir pris les mesures nécessaires concernant ce site».
Toutefois, selon la porte-parole israélienne, «des activités militaires s’y seraient poursuivies plusieurs mois après cette annonce. Elle affirme que des membres du Hezbollah ont tenté de transférer des armes et des équipements militaires entreposés sur place afin de les conserver au sein de leur arsenal».
D’après ses déclarations, «les forces israéliennes ont repéré cette opération et frappé un camion transportant les armes évacuées de l’installation, le détruisant avec son chargement».
La porte-parole a également affirmé que les services de renseignement militaire israéliens avaient relevé des cas présumés de coordination entre des acteurs au sein de l’armée libanaise et le Hezbollah concernant l’application des arrangements sécuritaires. Selon elle, ces pratiques auraient contribué à retarder ou à entraver certaines opérations et permis au mouvement de préparer le transfert de ses armes.
L’armée israélienne «appelle ainsi l’armée libanaise à agir avec davantage de fermeté et d’efficacité pour empêcher la présence d’armes et d’infrastructures militaires du Hezbollah dans le sud du pays». Elle affirme poursuivre la surveillance des tentatives du mouvement de reconstituer ses capacités militaires et de renforcer son arsenal.
Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions persistantes autour de l’application des arrangements sécuritaires conclus en 2024 et du rôle de l’armée libanaise dans le contrôle des armes et des installations militaires au sud du Litani.