Des tirs de missiles sur un camp militaire des forces yéménites, attribués aux Houthis, ont fait au moins 50 morts et 200 blessés lundi dans le centre du Yémen, selon plusieurs sources au sein du camp gouvernemental.

«Plus de 53 recrues» ont été tuées et plus de 200 blessées dans cette attaque qui a touché le camp militaire d'al-Alam, dans la province riche en pétrole de Chabwa, ont déclaré les autorités locales dans un communiqué.

La «milice houthie a visé Chabwa avec trois missiles balistiques», a déclaré sur X Majed al-Nuzaili, porte-parole des forces armées yéménites, ajoutant que l'attaque avait touché un centre d'entraînement pour les membres des services de sécurité et de police.

Selon Fahad al-Khalifi, vice-gouverneur de la province, les hôpitaux locaux sont débordés et ont dû transférer les blessés les plus graves vers les provinces voisines de Hadramaout et Aden.

«Certains d'entre eux sont dans un état critique», a-t-il déclaré à l'AFP.

Cette attaque est la plus meurtrière depuis plusieurs semaines, dans un contexte d'intensification des combats entre les Houthis pro-iraniens et le gouvernement yéménite, reconnu internationalement et appuyé par l'Arabie saoudite, après la reprise des hostilités en juillet.

Selon une source militaire, l'armée craint que ces frappes soient le prélude à une nouvelle offensive terrestre, après la prise de contrôle éclair en septembre par les Houthis de la ville portuaire de Mokha et de plusieurs autres sur le littoral de la mer Rouge, ainsi que du stratégique détroit de Bab el-Mandeb.

Selon cette source, qui a requis l'anonymat, les Houthis ont coupé dimanche une route reliant Chabwa, tenue par le gouvernement, à la province d'al-Bayda (centre), contrôlée par les Houthis, et des habitants ont déclaré avoir été empêchés d'emprunter cet itinéraire.

AFP