Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé qu’Israël maintiendrait sa présence dans la zone de sécurité au sud du Liban tant que le Hezbollah n’aurait pas été désarmé, disant ne pas faire confiance au gouvernement libanais pour mener cette tâche à bien. Il a également assuré qu’Israël continuerait d’agir contre le mouvement chiite et finirait par l’éliminer.

Dans un entretien accordé dimanche à la radio israélienne Radio North 104.5FM, animé par Gadi Ness et rapporté par le quotidien Maariv, Benjamin Netanyahou a justifié le maintien des forces israéliennes dans la zone de sécurité par la nécessité de protéger les habitants du nord d’Israël.

Une zone de sécurité présentée comme un rempart

Benjamin Netanyahou a affirmé que la zone de sécurité avait changé la situation dans le nord d’Israël, en empêchant, selon lui, une possible incursion du Hezbollah. Il a décrit cette zone comme un espace débarrassé des infrastructures terroristes, affirmant qu’une grande partie des villages de la région constituaient auparavant des bastions de la milice.

Le Premier ministre israélien a également assuré que son pays continuerait de frapper le Hezbollah autant que nécessaire. Il a reconnu que le mouvement avait été affaibli, tout en affirmant que la menace demeurait, notamment en raison des drones.

Benjamin Netanyahou a rappelé que le Hezbollah disposait, selon lui, de 150.000 missiles et roquettes dirigés contre Israël et a évoqué les craintes d’un bilan humain élevé et de destructions dans les villes israéliennes. Il a affirmé avoir choisi l’action militaire, contrairement à Gadi Eisenkot, qu’il accuse d’avoir privilégié un accord avec Hassan Nasrallah.

Netanyahu défend sa stratégie et attaque ses adversaires politiques

Au cours de l’entretien, Benjamin Netanyahou a défendu sa gestion du conflit avec le Hezbollah et critiqué plusieurs figures de l’opposition, notamment Gadi Eisenkot, Naftali Bennett et l’ancien Premier ministre Yaïr Lapid, qui se présentent comme des alternatives à son leadership à l’approche des élections législatives israéliennes de 2026.

Il a accusé Eisenkot de s’être opposé à sa stratégie contre le Hezbollah et reproché à Bennett et Lapid de n’avoir pas suffisamment agi face aux menaces sécuritaires lorsqu’ils étaient au pouvoir. «Bennett et Lapid ont été au pouvoir pendant un an et demi et n’ont rien fait», a-t-il affirmé, les accusant d’avoir fait des concessions au Hezbollah.

Netanyahou a notamment reproché à leur gouvernement d’avoir cédé, selon ses termes, un territoire israélien souverain susceptible de receler d’importantes réserves de gaz. Il a ainsi opposé sa politique militaire à celle de ses adversaires, qu’il accuse de privilégier les arrangements politiques au détriment de la sécurité d’Israël.

Possible ingérence iranienne dans les élections

Netanyahou a également affirmé que l’Iran et plusieurs autres acteurs régionaux chercheraient à peser sur les prochaines élections israéliennes afin de provoquer sa défaite. Interrogé sur les avertissements évoquant une possible reprise de la guerre à quelques jours du scrutin, il a déclaré que les services de renseignement, le ministre de la Défense et le chef d’état-major suivaient la situation.

Le Premier ministre a cité le Hezbollah, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Hamas, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Mansour Abbas et le maire de New York Zohran Mamdani parmi ceux qu’il présente comme opposés à sa réélection.

Il a également accusé ses adversaires d’avoir quitté le gouvernement sous la pression de manifestants et d’avoir accepté les conditions imposées, selon lui, par Yahya Sinwar et Hassan Nasrallah.