La coalition menée par Riyad a annoncé dimanche la mort de deux pilotes dans un crash d'hélicoptère près de la frontière yéménite, les premiers décès de militaires depuis la reprise des hostilités avec les Houthis pro-iraniens en juillet.

«Un hélicoptère de reconnaissance AH-6i appartenant à la garde nationale s'est écrasé (...) sur le territoire saoudien dans la région de Najran après une défaillance technique, causant la mort des deux officiers qui composaient son équipage», a déclaré le porte-parole de la coalition militaire, Turki al-Malki, selon l'agence de presse officielle SPA.

Samedi, le porte-parole des Houthis, Yahya Saree, avait affirmé que ses forces avaient «abattu un hélicoptère Apache de l'ennemi saoudien» dans la même région.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la coalition menée par Riyad a également annoncé avoir intercepté deux drones au-dessus de la région de Riyad et un troisième au-dessus de la province orientale, riche en pétrole, après la diffusion d'alertes de «menace aérienne» aux habitants de la capitale.

Elle a aussi fait état de l'interception de deux missiles balistiques «lancés par la milice terroriste houthie en direction de Khamis Mushait», dans le sud du royaume.

Samedi au Yémen, les Houthis ont fait état de 12 morts, dont trois enfants, dans des frappes saoudiennes.

Les échanges de tirs sont quotidiens entre les combattants pro-iraniens et l'Arabie saoudite.

Après des années d'accalmie, le conflit opposant depuis 2014 le gouvernement yéménite soutenu par Riyad aux Houthis a repris en juillet, ouvrant un nouveau front de la guerre au Moyen-Orient.

Les hostilités ont gagné en intensité en septembre, avec la prise du littoral yéménite sur la mer Rouge par les Houthis et des attaques d'une ampleur inédite contre le royaume, en particulier sur ses infrastructures pétrolières et ses aéroports.

Le 10 octobre, une attaque houthie sur l'aéroport de Riyad avait fait 13 morts et des centaines de blessés, l'opération militaire la plus meurtrière sur le sol saoudien en plus d'une décennie.

AFP