Une attaque nocturne «massive» impliquant des dizaines de drones ukrainiens a fait au moins un mort et causé des incendies dans deux sites pétroliers à Saint-Pétersbourg, ont indiqué dimanche les autorités locales et une entreprise impliquée.
«À la suite d'une attaque massive menée avec des drones militaires par les nazis ukrainiens, une personne a trouvé la mort et cinq autres ont été blessées et sont hospitalisées», a indiqué le gouverneur de la ville, Alexandre Beglov.
Il a précisé que les pompiers poursuivaient leurs opérations pour éteindre des incendies sur le site du terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg, du «dépôt pétrolier Routchi» ainsi que dans "des entrepôts industriels dans le district de Kolpino", situé dans le sud de Saint-Pétersbourg.
Le géant du commerce en ligne russe OZON, dont les entrepôts ont été la cible d'attaques ukrainiennes répétées ces derniers mois, a annoncé que «l'un de ses centres logistiques» avait été touché par un drone à Saint-Pétersbourg.
«Un incendie s'est déclaré, les services d'urgence travaillent sur place», a indiqué OZON sur Telegram.
Une journaliste de l'AFP a constaté dimanche matin qu'une partie du ciel était obscurcie par la fumée dans le sud de la ville et qu'une odeur de brûlé se faisait sentir.
Selon le gouverneur Alexandre Beglov, une douzaine d'immeubles résidentiels et deux maisons individuelles ont également été endommagés.
Au total pendant la nuit, la défense anti-aérienne russe a abattu 145 drones dans la région de Léningrad, qui entoure la ville du nord-ouest, a rapporté le gouverneur régional Alexandre Drozdenko sur Telegram, dans un bilan actualisé.
Il a précisé qu'environ 20.000 personnes étaient privées d'électricité du fait d'incidents techniques causés par ces attaques.
D'après l'agence de presse TASS, il s'agit de la plus grande attaque de drones menée contre cette région depuis le début de la guerre, en prenant comme critère le nombre d'engins officiellement abattus.
Le précédent record datait du 6 juin, avec 144 drones détruits lors d'une attaque ukrainienne menée alors que se tenait le forum économique international de Saint-Pétersbourg.
Au total, le ministère russe de la Défense a affirmé que 1.015 drones ukrainiens avaient été neutralisés pendant la nuit de samedi à dimanche au-dessus d'une quinzaine de régions du sud et de l'ouest de la Russie, dont celle de Moscou.
Le réseau social russe VK a également fait état dans un communiqué d'une attaque de drones sur un centre de données dans la région de Léningrad, assurant que ses services continuaient de fonctionner normalement.
Saint-Pétersbourg et sa région abritent d'importantes infrastructures pétrolières essentielles pour le commerce d'hydrocarbures, secteur particulièrement visé par l'Ukraine ces derniers mois en représailles aux bombardements russes.
L'armée de Kiev a par ailleurs frappé depuis début octobre plusieurs centres de données, appartenant en particulier au géant de la tech Yandex.
Le président américain Donald Trump a sommé Kiev de cesser ses frappes contre les raffineries russes qui selon lui contribuent à la hausse des prix du pétrole et des carburants à la pompe.
Il avait annoncé unilatéralement dimanche dernier une trêve énergétique entre Moscou et Kiev. Mais après avoir mis ses attaques en pause pendant quelques jours, l'Ukraine a annoncé jeudi reprendre ses frappes sur des raffineries, accusant la Russie de n'avoir jamais cessé ses attaques.
AFP