Les Houthis ont mené jeudi une attaque contre le palais présidentiel où siège le gouvernement internationalement reconnu à Aden, dans le sud du Yémen, faisant au moins quatre morts, selon des sources gouvernementales.

Plus d'une dizaine de personnes ont également été blessées, ont indiqué ces sources à l'AFP.

Le gouvernement, soutenu par l'Arabie saoudite, a affirmé dans un communiqué que les combattants pro-iraniens avaient tiré des missiles et des drones contre le palais d'Al-Maachiq, faisant des victimes parmi les «membres du personnel de sécurité», sans préciser leur nombre.

Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a affirmé de son côté que ses forces avaient «ciblé le QG des opérations militaires de l'ennemi saoudien» au sein du palais, ajoutant que «toute présence militaire saoudienne était une cible légitime».

Un journaliste de l'AFP a vu de la fumée et des ambulances se diriger sur les lieux, tandis que des routes menant vers le palais ont été fermées à la circulation.

Le gouvernement yéménite, qui s'est replié à Aden en 2015 après avoir été chassé de la capitale Sanaa par les Houthis, «continue de s’acquitter de ses fonctions», a affirmé le Premier ministre Shaya Mohsen Zindani, sur les réseaux sociaux.

Celui-ci ne tient plus de réunion au palais depuis un mois, a indiqué un responsable gouvernemental à l'AFP.

Les Houthis ont mené par ailleurs une attaque sur la ville de Marib, aux mains du gouvernement, dans une région pétrolière du centre du Yémen, selon les forces gouvernementales yéménites.

AFP