La Russie a indiqué mercredi s'attendre à la signature «dans les prochains jours» des premiers contrats portant sur l'exportation de gazole russe sur les marchés, après l'accord entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump annoncé la semaine dernière.
«Tout se fera dans les tout prochains jours», a déclaré le conseiller du Kremlin pour la coopération économique à l'international Kirill Dmitriev, cité par les agences de presse russes.
«Nous sommes en contact très étroit, toutes les heures, avec la partie américaine, et tout avance très vite», a-t-il ajouté, affirmant que Moscou et Washington s'efforcent de «résoudre de très nombreuses questions logistiques pour mettre tout cela en œuvre rapidement et efficacement».
Le vice-Premier ministre en charge de l'énergie, Alexandre Novak, a confirmé de son côté que «l'élaboration de contrats de fourniture» se déroule actuellement «au niveau des ministères et des entreprises» des deux pays.
«Les livraisons seront effectuées sur les marchés mondiaux, y compris directement aux États-Unis», a déclaré M. Novak, selon lequel la Russie sera en mesure à terme de livrer «un niveau de 3 à 3,5 millions de tonnes, soit le niveau que la Russie fournissait aux marchés mondiaux avant» les sanctions occidentales prises à son encontre.
Selon lui, cela permettra de faire baisser les prix, qui connaissent une flambée mondiale depuis le début de la guerre israélo-américaine au Moyen-Orient.
M. Novak s'est félicité que cet accord représente des «recettes fiscales supplémentaires pour le budget» russe et des «opportunités d'investissement», alors que les dépenses russes explosent dans le domaine militaire depuis le début de la guerre en Ukraine.
L'accord américano-russe sur le gazole avait été critiqué par les Européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui l'a jugé «faible» et «indigne».
Donald Trump lui a assuré avoir «fait le bon choix pour le peuple américain». Son administration a critiqué «l'hypocrisie» des pays européens, qui ont eux-mêmes continué d'acheter des quantités massives d'hydrocarbures russes depuis 2022 malgré les sanctions.
AFP