Donald Trump a accusé mardi les Houthis de tenter de «faire monter les prix du pétrole» avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, sans toutefois annoncer un soutien accru à l'Arabie saoudite, en conflit avec ces combattants yéménites pro-iraniens.
«Les Houthis se comportent très mal», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, disant «penser qu'ils avaient retenu la leçon il y a un an, lorsque nous les avons bombardés sans merci et que nous avons cessé les frappes à leur demande».
Il faisait référence à une campagne de bombardements lancée par les États-Unis contre les Houthis en mars 2025.
«Ils sont restés silencieux pendant longtemps, mais voilà qu'ils refont surface, probablement à la demande de l'Iran (...), s'en prenant de manière odieuse à l'Arabie saoudite et tentant délibérément de faire grimper les prix du pétrole, sans doute avant les élections américaines» du 3 novembre, a ajouté Donald Trump.
La grande majorité des sondages prédisent que le camp républicain du président américain va perdre le contrôle du Congrès, à cause du mécontentement des Américains face à la hausse des prix, en particulier à la pompe.
Donald Trump avait déclaré samedi qu'il déciderait «très rapidement» si les États-Unis se joindraient aux frappes saoudiennes contre les Houthis au Yémen, comme le demande Riyad, après une attaque de ces derniers contre l'aéroport de Riyad.
Mais, a-t-il dit dans son message mardi, «quelqu'un devrait leur expliquer que je ne me présente pas aux élections (...) mais que je serai là après les élections, et que je n'oublierai jamais».
L'ampleur des attaques menées récemment par les Houthis sur la pétromonarchie du Golfe, qui ont fait notamment 13 morts et des centaines de blessés samedi à l'aéroport de Riyad, a atteint ces derniers jours un niveau sans précédent depuis un attentat islamiste en 2015.
Premier exportateur de brut mondial et plus grande économie du Moyen-Orient, l'Arabie saoudite est ébranlée par ces nouvelles attaques, d'autant que le royaume payait déjà le prix du conflit au Moyen-Orient, en particulier le verrouillage par l'Iran du détroit stratégique d'Ormuz.
AFP