L'Union européenne est prête à soutenir une trêve des frappes sur les infrastructures énergétiques entre la Russie et l'Ukraine «dès qu'elle tiendra», a affirmé lundi sa cheffe de la diplomatie Kaja Kallas.
«Bien sûr, nous saluerons le cessez-le-feu dès qu'il tiendra», a-t-elle déclaré avant le début à Luxembourg d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE. «Nous n'avons pas encore la certitude que la Russie va s'y conformer», a-t-elle ajouté.
Toute trêve devrait couvrir bien plus que les seules raffineries de pétrole dans les deux pays «où l’Ukraine en possède une et la Russie en a beaucoup, donc cela profite clairement aux Russes», a-t-elle encore affirmé.
Pour le moment, «la trêve énergétique ne fonctionne pas», a jugé, de son côté, le ministre estonien des Affaires étrangères Margus Tsahkna, à son arrivée à Luxembourg pour la réunion.
Le président américain, Donald Trump, a semé la confusion en annonçant une trêve énergétique entre Moscou et Kiev, après avoir annoncé avoir négocié la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial. L'Ukraine a déclaré qu'elle était prête à respecter cette trêve, mais Moscou n'a pour l'instant pas réagi.
Le meilleur moyen de mettre fin à ces frappes contre les raffineries de pétrole en Russie ou les centrales électriques en Ukraine est, pour Moscou, de mettre fin à la guerre, a souligné Mme Kallas.
«Notre message est clair: si nous voulons mettre fin à cette guerre, la seule façon d’y parvenir est d’exercer davantage de pression sur la Russie», a expliqué l'ancienne Première ministre estonienne, appelant les États-Unis à «mettre en place les sanctions nécessaires afin que nous puissions réellement terminer cette guerre».
«Il n'y a pas d'autre voie: pression sur la Russie et soutien à l'Ukraine», a résumé de son côté la cheffe de la diplomatie lettonne Baiba Braze.
En Australie, le gouvernement a également commenté l'annonce du président américain.
«L'Australie soutient un cessez-le-feu énergétique qui soit respecté par la Russie et qui contribue à une paix juste et durable, selon les conditions fixées par l'Ukraine», a déclaré un porte-parole du ministère australien des Affaires étrangères dans une déclaration à l'AFP.
AFP