Les cours du pétrole baissent un peu vendredi, car Donald Trump a exclu d'attaquer l'Iran avant les élections législatives de mi-mandat aux États-Unis, à la suite d'informations de presse en ce sens la veille qui avaient fait monter les prix.
Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 1,30% à 102,92 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, tombait de 1,10% à 90,48 dollars.
«Nous n'attaquerons l'Iran à aucun moment avant les élections de mi-mandat», a écrit jeudi le président américain sur son réseau Truth Social.
Il a également affirmé avoir eu «des discussions productives avec la République islamique d'Iran», sans donner de précisions.
Le même jour, des médias américains avaient publié des informations selon lesquelles la Maison Blanche envisageait des frappes en Iran avant l'échéance des élections législatives de novembre.
Les prix ont reculé après la déclaration de Donald Trump et continuent de le faire vendredi car le marché «en l'absence de tout repère fiable, réagit aux gros titres au fur et à mesure qu'ils apparaissent», précise Tamas Varga, analyste de PVM.
Cependant, la formulation du président américain questionne: «a-t-il laissé entendre qu'une attaque pourrait survenir après les élections de mi-mandat, et est-il en mesure d'en lancer une?», s'interroge l'analyste.
Par ailleurs, l'ouragan Isaias, de catégorie 2, gagne en intensité vendredi tout en continuant sa route vers le sud des États-Unis, imposant de premières évacuations dans les zones littorales et de fortes perturbations dans le secteur des hydrocarbures dans le Golfe du Mexique.
Selon des données rendues publiques jeudi par l'administration américaine, «62,89% de la production pétrolière quotidienne actuelle», soit près de 1,3 million de barils par jour, et «57,35% de la production quotidienne actuelle de gaz naturel dans le golfe d'Amérique ont été interrompues».
Les raffineries aussi pourraient être touchées car «environ 500.000 barils par jour de capacité de raffinage se trouvent dans, ou à proximité, de la trajectoire prévue de la tempête», explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
AFP