Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a affirmé mercredi lors d’une visite officielle à Athènes que «l’Iran avait perdu le contrôle intégral» du détroit d’Ormuz, où des navires continuent cependant à être régulièrement attaqués.

La République islamique revendique le contrôle de ce passage stratégique, par lequel transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, depuis le début du conflit déclenché fin février par des frappes des États-Unis et d’Israël contre Téhéran.

L’Iran exige désormais des bateaux voulant le franchir qu’ils obtiennent de sa part une autorisation, et ceux qui n’obtempèrent pas s’exposent à des attaques.

Mais les pétroliers sont de plus en plus nombreux à le franchir pour sortir du Golfe sous escorte américaine. Les monarchies de la région parviennent ainsi à exporter des volumes croissants de brut : ils ont atteint fin septembre les niveaux d’avant la guerre, selon des données de la plateforme de suivi Kpler.

«Il y a presque autant de pétrole qui circule maintenant qu’il y en avait avant le début de ce conflit. Ils ont donc perdu le contrôle intégral du détroit», a déclaré Marco Rubio lors d’une conférence de presse jointe avec son homologue grec George Gerapetritis.

Il a ajouté que les Iraniens «étaient bien moins puissants sur le plan militaire».

Alors que Washington a récemment renforcé sa pression économique contre Téhéran, le secrétaire d’État a estimé qu’en raison de sanctions «dévastatrices», l’économie iranienne était «sur le point d’atteindre une situation que peu de pays dans le monde ont connue» - elle «va devenir catastrophique», a-t-il dit.

AFP