Les ports de Beyrouth et de Tripoli ont signé mardi à New Delhi la déclaration commune lançant le «Club des ports du corridor économique Inde–Moyen-Orient–Europe» (IMEC Ports Club). Le président Joseph Aoun a salué un «acquis institutionnel majeur» pour le Liban, estimant que cette adhésion permettra de renforcer ses partenariats et de moderniser ses secteurs logistique et commercial selon les normes internationales.

Le chef de l’État a également présenté cet accord comme une étape concrète consolidant la présence du Liban sur la carte de la coopération régionale et internationale.

Le port de Beyrouth était représenté par le président de son conseil d’administration et directeur général, Marwan Naffi, tandis que celui de Tripoli l’était par le président de son conseil d’administration, Iskandar Bandali.

Une plateforme ouverte de coopération

Le Club des ports de l’IMEC doit servir de plateforme ouverte de dialogue et de coopération entre les ports situés sur le tracé du corridor et leurs partenaires économiques.

Il vise à rapprocher leurs écosystèmes économiques et logistiques, à favoriser le partage d’expertise et à développer des initiatives concrètes ainsi que des projets pilotes susceptibles d’être déployés à plus grande échelle.

La déclaration précise que cette coopération ne prévoit pas la création d’une nouvelle structure institutionnelle.

Logistique, numérisation et décarbonation

Les travaux du club porteront principalement sur la connectivité et les chaînes d’approvisionnement, la facilitation des échanges commerciaux et des procédures, ainsi que sur l’énergie et la décarbonation.

La numérisation et l’interopérabilité des données figurent également parmi les priorités afin de permettre leur échange et leur utilisation entre différents systèmes.

Ces axes doivent contribuer à la mise en place d’un corridor commercial plus fluide, fiable, résilient et durable, tout en stimulant les échanges, les investissements et les services logistiques entre les régions concernées.