Moscou a été visée dans la nuit par une attaque d'une rare ampleur mobilisant des centaines de drones qui a fait deux morts dans la périphérie de la capitale, ont indiqué mardi les autorités russes.
Dans la nuit, «650 drones ont été lancés en direction de la région de Moscou», dont «la plupart ont été détruits par la défense antiaérienne aux abords lointains», a affirmé sur Telegram Sergueï Sobianine, le maire de Moscou. La capitale russe se trouve à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière ukrainienne.
Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a fait lui état de 185 drones neutralisés dans la nuit au-dessus de 16 localités de sa région.
Selon les calculs de l'agence d'État TASS, il s'agit de la deuxième attaque la plus massive visant Moscou au cours des derniers mois, marqués par une intensification des frappes entre l'Ukraine et la Russie.
Deux hommes âgés respectivement de 71 et de 20 ans ont été tués dans cette attaque dans deux localités différentes de la périphérie de Moscou, selon M. Vorobiov.
Neuf autres personnes ont été blessées, selon la même source.
Quarante-sept maisons et quatre appartements d'un immeuble résidentiel situés dans diverses localités de la région de Moscou ont été endommagés dans l'attaque, a-t-il précisé.
Selon le maire de Moscou, à 06H15 GMT mardi, l'attaque de drones visant la capitale et sa région se poursuivait toujours.
Le fonctionnement des quatre aéroports de Moscou, Chérémétievo, Domodedovo, Vnoukovo et Joukovski, a été perturbé en raison de cette attaque, des restrictions du trafic aérien ayant été mises en place à plusieurs reprises pendant la nuit et la matinée, selon l'Agence russe de l'aviation civile (Rosaviatsia).
Moscou, qui dément viser des infrastructures civiles, a intensifié ses bombardements sur le territoire ukrainien ces dernières semaines, plus de quatre ans après le lancement de son offensive à grande échelle contre l'Ukraine.
Dimanche, l'armée russe a averti qu'elle allait encore «intensifier» ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes, en réponse à des déclarations du président Volodymyr Zelensky qui avait promis d'accroître les attaques de Kiev contre les raffineries russes.
AFP