Le gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, a affirmé lundi avoir mené des centaines de frappes contre des positions des Houthis au lendemain de l'annonce d'une offensive visant à reprendre l'ensemble du pays à ces combattants pro-iraniens.
Depuis la reprise des hostilités au Yémen en juillet, après des années d'accalmie, le gouvernement, reconnu par la communauté internationale, peine à freiner les avancées des Houthis, qui ont encerclé dimanche Taëz, la troisième ville du pays.
«Les forces gouvernementales ont mené 1.122 attaques» dans les régions de Saada (fief des Houthis, ndlr), d'Al-Jawf, de Taëz et sur la côte occidentale, a indiqué leur porte-parole, Majid al-Nazili, cité par l'agence de presse officielle Saba.
Elles ont eu recours à des «avions de combat, des drones, des tirs d'artillerie, des missiles, des lance-roquettes et des tireurs d'élite».
«Ces opérations ont permis de neutraliser 1.747 membres des milices (houthies) et de détruire ou d'endommager 364 véhicules et équipements militaires», a ajouté M. Nazili.
Les Houthis ne commentent pas en général ce type de déclarations du gouvernement.
Les combattants pro-iraniens, qui ont pris le contrôle de la capitale Sanaa en 2014 puis de larges pans du nord du pays, se sont emparés en septembre du littoral ouest, bordant la mer Rouge, à l'issue d'une offensive éclair, renforçant leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb.
Dimanche, ils ont coupé un axe clé reliant Taëz, grande ville du sud-ouest qu'ils encerclent désormais, à Aden, où siège le gouvernement internationalement reconnu.
Le chef du Conseil présidentiel yéménite, Rachad al-Alimi, a annoncé dans la foulée le lancement d'une offensive visant à reprendre l'ensemble du territoire.
Les Houthis s'en prennent aussi régulièrement à l'Arabie saoudite, alliée du gouvernement. Ils ont mené de nombreuses frappes dans le pays voisin et décrété un blocus de la flotte du royaume, premier exportateur mondial de brut.
AFP