Les exportations de pétrole brut des pays du Moyen-Orient, hors Iran, ont dépassé la semaine dernière leur niveau d'avant la guerre dans la région, malgré les attaques de navires dans le détroit d'Ormuz, selon les données de la société de suivi maritime Kpler.

Pour la première fois depuis le lancement des frappes israélo-américaines contre la République islamique fin février, la moyenne hebdomadaire de ces envois d'or noir a dépassé plusieurs jours de suite la semaine dernière leur moyenne d'avant le conflit (18 millions de barils par jour).

Ces chiffres incluent les flux par la mer Rouge, de plus en plus employés pour contourner le blocage que tente d'imposer l'Iran sur Ormuz, voie stratégique par laquelle transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

L'Iran exige désormais des navires voulant le franchir qu'ils obtiennent de sa part une autorisation, et ceux qui n'obtempèrent pas s'exposent à des attaques, quasi quotidiennes.

Mais les pétroliers sont de plus en plus nombreux à le franchir pour sortir du Golfe sous escorte américaine, permettant une remontée des volumes.

Outre le rebond du trafic d'or noir via Ormuz, les voies de contournement fonctionnent à plein régime.

L'Arabie saoudite bénéficie notamment de la remise en service de son oléoduc Est-Ouest, reliant les principaux champs pétroliers de l'est au terminal de Yanbu, sur la mer Rouge, de l'autre côté de la péninsule arabique.

Cet oléoduc avait été fermé le 11 septembre après des frappes lancées depuis l'Irak.

Les Émirats arabes unis disposent eux aussi d'une alternative à Ormuz grâce à leur oléoduc débouchant au terminal de Fujairah, situé à l'extérieur du détroit.

Vers 03H10 GMT lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, reculait de 0,79% à 101,44 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, baissait de 1,20% à 90,02 dollars.

AFP