Les compagnies aériennes iraniennes, sanctionnées par les États-Unis, vont pouvoir reprendre la liaison entre l'Iran et la ville sainte chiite de Najaf, en Irak, a annoncé vendredi le bureau du Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi.
L'Irak a accepté d'appliquer les sanctions imposées la semaine dernière par les États-Unis, mais négociait une exception pour Najaf, qui abrite un des sanctuaires chiites les plus vénérés au monde.
«Ces efforts ont permis un accord autorisant les compagnies aériennes iraniennes, à l'exception de Mahan Air, à opérer 40 vols par jour vers et depuis l'aéroport de Najaf», est-il écrit dans le communiqué, selon lequel le Premier ministre se réjouit de «la réponse positive des États-Unis».
Avant l'entrée en vigueur des sanctions, 25 vols quotidiens environ s'envolaient de Téhéran pour Najaf, selon la diplomatie iranienne.
Les compagnies iraniennes transportent principalement des pèlerins chiites irakiens vers les villes saintes d'Iran, ainsi que des Iraniens se rendant sur des sites sacrés en Irak.
Les vols sont également utilisés par des Irakiens poursuivant leurs études en Iran et par des patients allant s'y faire soigner.
Les États-Unis ont placé sous sanctions début septembre l'ensemble du secteur aérien de l'Iran, une nouvelle mesure économique visant à isoler encore plus Téhéran sept mois après le début de la guerre.
Ils avaient donné aux entreprises étrangères jusqu'au 23 septembre pour se mettre en conformité, avant que les compagnies aériennes iraniennes ne soient à l'arrêt «partout dans le monde».
Le trafic ne s'est pas complètement arrêté, mais le nombre de vols à destination ou au départ de l'aéroport international de Téhéran a baissé de 42% depuis l'entrée en vigueur des sanctions américaines, selon des données de Flightradar24 analysées par l'AFP.
AFP