À Washington, trois institutions symbolisent l’architecture du pouvoir américain: la Maison-Blanche, le Capitole et la Cour suprême.
Depuis la Constitution de 1787, le pouvoir fédéral est réparti entre trois branches: l’Exécutif, dirigé par le président ; le Législatif, exercé par le Congrès; et le Judiciaire, au sommet duquel se trouve la Cour suprême. Cette séparation s’accompagne d’un système de checks and balances, qui permet à chaque branche de limiter ou de contrôler certaines décisions des autres.
À cela s’ajoute le fédéralisme : les cinquante États disposent de leurs propres institutions et conservent d’importantes compétences, tandis que le gouvernement fédéral exerce celles qui lui sont attribuées à l’échelle nationale.
Un équilibre complexe entre pouvoir central, États fédérés et institutions concurrentes, résumé par une formule historique inscrite jusque dans le Sénat américain: E pluribus unum, «De plusieurs, un».
Depuis Washington, Elie Ziadé revient sur les mécanismes d’un système conçu pour empêcher la concentration du pouvoir entre les mains d’une seule institution.