La compagnie israélienne El Al a annoncé annuler les vols prévus vendredi pour rapatrier des Israéliens bloqués à Dubaï après la suspension des liaisons de la compagnie émiratie flydubai, en réaction au déroutage en urgence d'un de ses avions en route vers Tel-Aviv.
«Les vols prévus de Dubaï ce vendredi sont annulés», a indiqué à l'AFP Michal Raz Chaimovitz, une porte-parole de la compagnie, sans donner plus de détails ou de nouvelle date.
Le ministère des Transports israélien a de son côté déclaré qu'Israël ne pouvait pas mettre en place pour l'heure des vols spéciaux «en raison de la nécessité d'achever les préparatifs et de se coordonner» avec les autorités de sécurité des Émirats arabes unis «pour permettre l'exploitation des vols».
Sur son site, El Al annonce toujours des vols en provenance de Dubaï à partir de dimanche, précisant qu'ils sont complets pour la semaine à venir.
La compagnie avait annoncé jeudi que deux vols spéciaux seraient affrétés vendredi pour ramener des Israéliens dans leur pays après la suspension des liaisons de flydubai.
Cette décision faisait suite à un incident survenu mercredi matin, lorsqu'un avion de flydubai à destination de Tel-Aviv a dû effectuer un atterrissage d'urgence en Arabie saoudite, après une apparente tentative de crash du copilote de l'avion qui transportait 174 personnes, dont 166 Israéliens selon les médias.
El Al a indiqué que les billets spéciaux de rapatriement seraient vendus au prix unique de 249 dollars (environ 220 euros) et que les passagers ne seraient autorisés à voyager qu'avec un bagage à main.
La compagnie israélienne avait suspendu ses vols entre Israël et Dubaï lors de la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran, auxquelles Téhéran avait riposté en visant notamment des pays du Golfe.
Elle avait annoncé mercredi prévoir de reprendre cette liaison à partir de novembre.
«Les citoyens israéliens actuellement à Dubaï sont invités à rester en contact avec les compagnies aériennes, ajoute le communiqué du ministère des Transports.
AFP