L'Iran a porté plainte auprès de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) après des sanctions américaines contre le secteur aérien iranien qui entraînent l'annulation de nombreux vols, a rapporté lundi un média d'État.
Les États-Unis ont placé sous sanctions début septembre l'ensemble du secteur aérien de l'Iran et juré d'être intraitables à l'égard des entreprises étrangères qui leur prêtent assistance.
Mercredi, date de leur entrée en vigueur, les principales compagnies aériennes iraniennes ont été contraintes d'annuler leurs vols internationaux quand les principales dessertes régionales, dont les pays du Golfe, ont pris des mesures d'interdiction.
«L'Iran a (...) transmis une protestation officielle à l'Organisation de l'aviation civile internationale afin de défendre les droits légitimes du secteur aérien et de contrer les restrictions illégales imposées par les États-Unis», a déclaré le directeur de l'aviation civile iranienne, Abouzar Shiroudi.
L'OACI, dont le siège se situe à Montréal, est une agence de l'ONU.
«En concertation avec le ministère des Affaires étrangères, nous avons également déposé une plainte auprès de la Cour internationale de justice de La Haye», a ajouté M. Shiroudi, cité par l'agence de presse gouvernementale Irna.
La Turquie voisine reste pour l'heure la principale option pour les Iraniens qui souhaiteraient quitter l'Iran ou retourner chez eux, principalement via des petites compagnies iraniennes.
Des liaisons avec l'Afghanistan, le Pakistan, la Chine, la Russie, la Malaisie et la Thaïlande restent pour l'heure encore possibles.
Elles ne le sont plus avec Dubaï, qui était la plus importante destination au Moyen-Orient pour les compagnies iraniennes, avec plusieurs vols par jour depuis l'Iran.
L'aéroport de Dubaï servait souvent d'escale aux voyageurs iraniens à destination de l'Europe, d'Asie ou d'Afrique, ou de destination finale pour les hommes d'affaires.
Le responsable de l'aéroport international Imam Khomeini de Téhéran a affirmé dimanche à la télévision nationale qu'une trentaine de destinations internationales restent desservies.
AFP