L'Iran a soumis une proposition aux États-Unis pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, a déclaré vendredi son chef de la diplomatie, ajoutant que «le choix appartenait désormais» à Washington.

Le délai de sept jours commencera dès que les États-Unis accepteront ce plan», a précisé Abbas Araghchi depuis le siège de l'ONU à New York. La réouverture de ce détroit stratégique est au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.

La réouverture de ce détroit stratégique est au coeur du conflit entre Téhéran et Washington, que les Etats-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l'Iran.

"Les mesures que les États-Unis doivent prendre ne sont pas nouvelles. Elles figurent déjà toutes dans le protocole d’accord" signé juin avec Washington, et qui avait fait l'objet d'interprétations divergentes par les deux parties, alimentant la reprise des hostilités dans le détroit après une trêve, a-t-il poursuivi.

Parmi les conditions fixées en juin par l'Iran figuraient le déblocage et le versement d'avoirs iraniens gelés ainsi que la suppression des sanctions économiques.

L'Iran fait l'objet depuis des décennies de sanctions américaines qui pénalisent son économie et les transactions internationales. Le pays a en outre vu ses avoirs à l'étranger gelés dans la foulée de la Révolution islamique en 1979. En l'absence de chiffres officiels, les médias locaux avaient estimé au printemps ces avoirs à entre 100 et 123 milliards de dollars.

Pezeshkian défend un retour au protocole d'accord 

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré vendredi que Téhéran souhaitait revenir au protocole d'accord conclu en juin avec les Etats-Unis, et salué la "convergence des points de vue" entre Téhéran et Pékin sur la guerre au Moyen-Orient.

Dans un message posté sur X, il a salué "le soutien réfléchi et responsable du président (chinois) Xi Jinping à un retour au Mémorandum d'Islamabad (le protocole d'accord, ndlr) et à la résolution des différends par le dialogue et la diplomatie".

"L'Iran partage cette approche et souligne l'importance de revenir à cet accord, d'honorer les engagements déjà pris et de créer les conditions nécessaires à l'ouverture de négociations sérieuses, concrètes et axées sur les résultats", a-t-il poursuivi.

Ces messages ont été postés alors que Xi Jinping effectuait vendredi une visite d'Etat aux Etats-Unis, reçu à Washington par le président Donald Trump qui a indiqué aux journalistes avoir parlé de l'Iran, allié de Pékin, avec son homologue chinois.

"La convergence des points de vue entre Téhéran et Pékin sur le respect de la souveraineté nationale, la désescalade et la préservation de la paix et de la stabilité régionales constitue une base solide pour la poursuite d'une coopération constructive", a également écrit le président iranien, présent ces derniers jours à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU.

L'Iran n'a "jamais été un agresseur" et "n'a jamais démarré de guerre", avait-t-il martelé mercredi à la tribune. "Nous ne baisserons jamais la tête", avait-il lancé à l'adresse de Donald Trump, qui avait menacé la veille d'"anéantir" le pays.

"La résistance du peuple iranien ne fera qu'augmenter face aux sanctions, pressions et intimidations", avait assuré le président iranien.