Les états-majors de la Turquie, du Pakistan et de l'Arabie saoudite, trois pays liés par l’Accord de la Mecque, pacte de défense mutuelle, doivent tenir des discussions face à l'offensive des combattants houthis contre le royaume, a annoncé Riyad vendredi.
Malgré l'accord de défense signé en août à la Mecque par ces trois grandes puissances sunnites, le Pakistan et la Turquie n'ont jusqu'à présent, pas riposté aux frappes des Houthis contre l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole.
Les chefs de la diplomatie saoudien, le prince Fayçal ben Farhan Al Saoud, pakistanais, Ishaq Dar, et turc, Hakan Fidan, se sont rencontrés jeudi à New York, où se tient l'Assemblée générale de l'ONU, a indiqué vendredi l'agence de presse officielle saoudienne SPA dans un communiqué.
La réunion a «porté sur les préparatifs en cours pour une réunion urgente des chefs d'état-major des trois pays afin d'examiner les moyens de soutenir le Royaume conformément à l'Accord de défense conjointe de La Mecque», a-t-elle précisé.
Le ministère turc de la Défense a de son côté annoncé vendredi que son chef d'état-major se rendait en Arabie saoudite pour participer à des discussions, sans en préciser la date.
Depuis le mois de juillet, le groupe yéménite a repris, après des années de trêve, ses attaques contre Riyad, qui soutient le gouvernement yéménite reconnu à l'international, et a instauré un blocus maritime visant la flotte saoudienne.
Les Houthis se sont emparés en septembre de l'ensemble du littoral yéménite sur la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, stratégique pour les exportations saoudiennes de pétrole.
À New-York, les trois ministres ont également condamné les attaques houthies ayant ciblé des infrastructures civiles et économiques saoudiennes, a rapporté SPA, ainsi que les attaques contre La Mecque, ville sainte de l'islam, que le groupe yéménite a nié avoir perpétrées.
Jeudi, le grand mufti d'Arabie saoudite, Saleh al-Fawzan, a appelé les soldats à «se tenir prêts à accomplir leur devoir» et a prié Dieu d'«éradiquer le groupe houthi et ses soutiens».
AFP