Emmanuel Macron a annoncé jeudi l'envoi de «moyens militaires» pour «protéger» le site de Yanbu, un maillon stratégique du réseau d'installations énergétiques de l'Arabie saoudite.
«C'est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site, pas nous engager dans quelque conflit mais protéger ce site», a déclaré jeudi sur TF1 et France 2 le président français, affirmant qu'il s'agit d'œuvrer à la détente des marchés pétroliers.
«On verra l'évolution et selon les besoins. On en a dans la région», a répondu M. Macron, interrogé sur l'éventuel envoi d'avions de combat Rafale. «Mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site parce que sortait il y a quelques semaines de là, chaque jour plus de 5 millions de barils», a-t-il ajouté.
«Dès qu'on détend un de ces endroits, l'impact, il est immédiat sur le prix à la pompe. En deux jours, vous le voyez à la pompe», a ajouté le chef de l'État.
Principal terminal saoudien d’exportation de brut sur la mer Rouge, ce port est relié aux régions pétrolifères du royaume, situées près du Golfe, par l’oléoduc Est-Ouest, également connu sous le nom de Petroline.
Cet oléoduc a joué un rôle crucial au fil de la guerre au Moyen-Orient, permettant à l’Arabie saoudite de contourner le détroit d'Ormuz pour exporter son pétrole. Il peut transporter 5 millions de barils de brut par jour, une capacité pouvant être temporairement portée à 7 millions de barils.
La position de Yanbu sur la mer Rouge offre à l’Arabie saoudite une voie alternative pour l'acheminement de brut et de produits pétroliers vers les marchés européens. Le port, qui abrite également d’importantes installations de stockage et de raffinage de pétrole, constitue également une cible pour les Houthis yéménites pro-iraniens, dans la phase actuelle du conflit au Moyen-Orient.
AFP