Les fédérations et syndicats du transport routier ont annoncé une grève générale, accompagnée de mouvements de protestation et de sit-in dans l’ensemble du Liban, mercredi 30 septembre. Toutes les catégories du secteur sont appelées à participer à la mobilisation.

Les modalités du mouvement seront précisées lors d’une conférence de presse prévue mardi 29 septembre au siège de la Confédération générale du travail.

La décision a été prise à l’issue d’une réunion extraordinaire de la Fédération des syndicats des transports terrestres au Liban, présidée par Bassem Tleiss, en présence notamment du président de la Confédération générale du travail, Bechara el-Asmar.

Les discussions ont porté sur les conséquences de la hausse des prix des carburants sur l’ensemble du secteur, ainsi que sur plusieurs dossiers en suspens concernant les poids lourds et camions frigorifiques, le transit et les citernes, les bus, minibus et voitures de tourisme. La réunion a également abordé le phénomène des motos transportant des passagers.

Bechara el-Asmar a estimé que «les choses sont arrivées à un point insupportable», affirmant que «la souffrance des travailleurs et de la population risque de pousser les choses vers des situations aux conséquences imprévisibles». Il a réitéré le soutien de la Confédération générale du travail à la mobilisation et à la grève, précisant qu’une réunion avec plusieurs secteurs est prévue samedi prochain. Il a ajouté que les contacts se poursuivaient, sans résultat concret à ce stade.

De son côté, Bassem Tleiss a exposé les difficultés auxquelles fait face le secteur, notamment l’impact de la hausse des prix des carburants et l’absence de protection pour le secteur et ses travailleurs. Il a également dénoncé le retard du gouvernement dans l’application des décisions et des lois, notamment celles adoptées en février dernier par le Conseil des ministres concernant le transport.

Il a appelé à régler les dossiers en suspens avec les ministères concernés, soulignant que ces retards pénalisent directement les chauffeurs, notamment en perturbant leur activité et en entraînant l’immobilisation de leurs véhicules.