Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies, avant l'arrivée attendue mardi du président Massoud Pezeshkian, selon un média d'État.

M. Araghchi est le plus important responsable iranien à être entré sur le territoire américain depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, débutée par les frappes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran de fin février.

Après son arrivée lundi, M. Araghchi s'est entretenu au téléphone avec le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres au sujet du programme de la semaine de haut niveau, d'après la télévision iranienne.

«Notre objectif le plus important est de nous servir de (cette) grande tribune internationale pour défendre la légitimité, les droits et les intérêts du peuple iranien», a déclaré M. Araghchi, de même source.

Le président Pezeshkian «est parti pour New York il y a quelques minutes afin de participer à la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies et de présenter les positions de la République islamique d'Iran», a précisé un média d'État mardi matin.

Le président a indiqué son intention de rencontrer «certains chefs d'État». «Lors de ces réunions, nous ferons connaître au monde nos positions, notre détresse et notre force», a-t-il déclaré, cité par un média d'État.

Les médias iraniens ont indiqué que plusieurs responsables, parmi lesquels des membres de son équipe de communication, ont été privés de visa par les États-Unis.

M. Araghchi devait de son côté procéder à des échanges et des «consultations avec plusieurs responsables et ministres des Affaires étrangères», d'après le porte-parole.

Les États-Unis ont certes autorisé la délégation iranienne à se rendre à l'ONU malgré le conflit en cours, mais elle est soumise, comme l'an dernier déjà, à des restrictions pour ses déplacements. Elle ne peut par exemple pas acheter de produits de luxe, avait souligné jeudi le département d'État américain.

L'Iran dit avoir de nouveau transmis aux États-Unis, via le médiateur qatari, ses conditions pour la réouverture du stratégique détroit d'Ormuz, au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.

AFP