La conférence consacrée au soutien à l’armée libanaise reste au programme et bénéficiera du soutien des États-Unis, a affirmé l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, mettant ainsi fin aux interrogations sur une éventuelle absence de Washington.
Dans une discussion avec le quotidien «Al-Joumhouria», publiée vendredi, en marge de la réception organisée par l’ambassade des États-Unis à Awkar, Michel Issa, a déclaré: «La conférence de soutien à l’armée est maintenue et nous la soutiendrons», précisant que plusieurs personnalités américaines participeraient à la rencontre.
Cette déclaration intervient alors que des interrogations avaient circulé sur la participation américaine, dans un contexte de débats sur le rôle de l’armée dans la mise en œuvre du processus visant à placer les armes sous l’autorité de l’État.
Interrogé sur les attentes américaines à l’égard de l’armée, Michel Issa a expliqué que Washington souhaitait qu’elle soit «plus efficace dans la mesure de ses capacités». Il a toutefois reconnu que les États-Unis étaient conscients des limites opérationnelles de l’institution militaire face au Hezbollah, notamment en raison de l’arsenal dont dispose le mouvement.
L’ambassadeur a précisé que les États-Unis ne demandaient pas à l’armée d’affronter directement le Hezbollah. «Nous ne lui avons pas demandé d’établir des barrages dans zone-pilote, ni de tirer», a-t-il déclaré, ajoutant que Washington lui demandait notamment de «s’assurer que les maisons ne contiennent pas d’armes».
La conférence de soutien à l’armée s’inscrit dans les efforts internationaux visant à renforcer les capacités de l’institution militaire et à accompagner le processus de consolidation de l’autorité de l’État. Une conférence internationale consacrée à l’armée et aux forces de sécurité libanaises est notamment prévue à Paris, avec une participation américaine annoncée.



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