L'Allemagne et les Émirats arabes unis doivent officialiser jeudi et vendredi une quarantaine d'accords, notamment dans l'énergie et les nouvelles technologies, selon Abou Dhabi, à l'occasion d'une visite du président émirati Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, surnommé MBZ.
Drapeaux émiratis flottant entre les bannières européenne et allemande dans le centre de Berlin, rues bouclées et déploiement policier: Berlin peut témoigner de l'importance accordée à ce rendez-vous, renforcée par le contexte de la guerre au Moyen-Orient qui continue de faire grimper les prix des carburants.
Aucune prise de parole publique n'est cependant prévue.
Mais les deux pays doivent annoncer des dizaines d'accords et protocoles d'accord pour un montant de «plusieurs milliards d'euros, dans les domaines de l'investissement, des affaires, de la technologie, de l'IA et de l'énergie», a déclaré Lana Nusseibeh, envoyée du ministère émirati des Affaires étrangères auprès de l'Union européenne, en marge d'une rencontre avec la presse.
Les deux pays veulent «combiner l'expertise industrielle et d'ingénierie allemande avec la capacité d'investissement des Émirats arabes unis» dans des secteurs «commercialement viables», a ajouté la haute diplomate.
Mme Nusseibeh a souligné que le commerce non pétrolier entre les deux pays avait augmenté de quelque 14% en 2025.
La visite intervient alors que la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran continue de déstabiliser la région du Golfe.
En visite en février, avant l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, le chancelier allemand Friedrich Merz avait souligné l'urgente nécessité de «tels partenariats à une époque où les grandes puissances déterminent de plus en plus la politique».
Les pays du Golfe achètent des équipements de défense à l'Allemagne et les Émirats ont déjà investi en masse dans l'industrie chimique et l'éolien en mer allemand.
Human Rights Watch a regretté mercredi dans un communiqué que «des questions centrales en matière de droits humains restent pour l'instant largement mises entre parenthèses», notamment le soutien présumé d'Abou Dhabi à des paramilitaires dans le conflit au Soudan, déclenché en 2023 et qui a fait plus de 200.000 morts, selon les travailleurs humanitaires, et 12 millions de déplacés.
«Imputer la responsabilité» de la persistance de ce conflit «aux Émirats arabes unis est une erreur», a répondu Mme Nusseibeh dans un entretien au journal Welt, affirmant que son pays travaillait avec Riyad et l'Égypte pour «aider les Soudanais à trouver une issue».
AFP



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