Israël a affirmé vendredi que la «zone de sécurité» occupée par son armée dans le sud du Liban était désormais consolidée avec la prise d'une crête montagneuse qui servait de position stratégique au mouvement pro-iranien Hezbollah.
L'armée israélienne avait annoncé jeudi soir la prise de cette crête, située au nord du fleuve Litani, et qui se trouve à la lisière de la zone occupée par Israël dans le sud du Liban.
«La prise de la crête d'Ali Taher marque l'achèvement du contrôle (par Israël, ndlr) de la zone de sécurité dans le sud du Liban», a déclaré le ministre de la Défense Israël Katz dans une vidéo diffusée par ses services.
Selon Israël, le Hezbollah avait creusé des tunnels dans ce secteur lui permettant de lancer des drones et des missiles contre les positions militaires israéliennes dans le sud du Liban, ainsi que sur le nord d'Israël de l'autre côté de la frontière.
L'armée israélienne va «maintenant finir de neutraliser ces tunnels» et renforcer ses positions sur la crête pour «empêcher l'ennemi de reprendre position dans la zone», a déclaré M. Katz.
«Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban jusqu'à ce que le Hezbollah soit désarmé», a insisté le ministre israélien de la Défense.
Fin mai, Israël avait pris le contrôle d'une autre position stratégique dans le sud du Liban, la forteresse médiévale de Beaufort, qui est proche de la crête.
Le Hezbollah a entraîné en mars le Liban dans la guerre régionale en solidarité avec l'Iran, mais les violences ont baissé d'intensité depuis l'entente entre l'Iran et les États-Unis en juin, parallèlement à un accord entre le Liban et Israël.
Pendant les négociations entre le Liban et Israël, les États-Unis, parrains des pourparlers, ont proposé que l'armée libanaise prenne le contrôle de la crête d'Ali Taher, mais le Hezbollah a refusé, a indiqué à l'AFP une source proche des participants.
AFP



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