L'Iran exécute un homme en lien avec les manifestations antigouvernementales
Un manifestant filme avec son smartphone des pancartes à l'effigie de personnalités brandies lors d'une manifestation organisée par des associations franco-iraniennes, dont le Comité de soutien aux droits de l'homme en Iran (CSDHI), contre la peine de mort en Iran, au lendemain de la Journée mondiale contre la peine de mort, dans le centre de Paris, le 11 octobre 2025. ©Martin Lelievre / AFP

La justice iranienne a annoncé dimanche l'exécution d'un homme condamné pour avoir mené des «actions opérationnelles» en faveur d'Israël et des États-Unis lors des manifestations antigouvernementales de janvier.

Majid Adineh a été reconnu coupable d'«actions opérationnelles en faveur de groupes hostiles, du régime sioniste et des États-Unis et de moharebeh (guerre contre Dieu), pour des incendies volontaires, rassemblements et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité intérieure du pays», a indiqué le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online.

«Sur la base de nombreux documents et éléments de preuve versés au dossier ainsi que des déclarations de l'accusé, le tribunal révolutionnaire de Karaj l'a condamné à mort et à la confiscation de tous ses biens», a ajouté Mizan.

«Après recours, le verdict a été intégralement confirmé par la Cour suprême du pays et la sentence a été exécutée ce matin», a précisé le site.

Un mouvement de contestation, initialement déclenché fin décembre par la hausse du coût de la vie, s'était rapidement transformé en vastes manifestations antigouvernementales, qui ont culminé les 8 et 9 janvier.

Les autorités iraniennes ont fait état de plus de 3.000 morts, attribuant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël, tandis que des organisations de défense des droits humains basées à l'étranger affirment que les forces de sécurité ont tiré sur les manifestants.

Le nombre d'exécutions en Iran a augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre Téhéran. Un grand nombre de ces exécutions sont liées aux manifestations.

Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1.639 personnes l'an dernier, un record depuis 1989, selon l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris.

Selon Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.

AFP

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