Le membre du Conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Qomati, a déclaré que le groupe ne fermait pas définitivement la porte à la possibilité d’un contact direct avec les États-Unis, précisant que cette décision serait prise «en fonction de l’intérêt et des circonstances appropriées».
Dans un entretien télévisé, samedi, Qomati a indiqué que «la résistance a décidé de faire preuve de patience et de donner une chance au processus politique en cours», dans le but de parvenir à «la libération complète et au retrait de l’occupation des territoires libanais».
Il a affirmé que «la résistance reste forte et capable» et que le fait de ne pas répondre à chaque attaque «ne signifie ni faiblesse ni incapacité». Il a également souligné que «toute tentative israélienne d’avancer et d’occuper de nouveaux territoires ou positions sera confrontée par la résistance de manière proportionnée à la nature de l’évolution sur le terrain».
«Toutes les options» à Ali Taher
Concernant la colline d’Ali Taher, Qomati a affirmé que «la décision actuelle de la résistance est de tenir bon et de faire face», tout en indiquant que «toutes les options concernant cette position sont à l’étude». Il a par ailleurs catégoriquement démenti la présence de combattants iraniens dans les rangs de la résistance au Liban-Sud.
Il a estimé que «lier la libération des territoires libanais au dossier des armes de la résistance constitue une démarche dangereuse qui porte atteinte à la souveraineté et aux droits du Liban».
Qomati a également affirmé que «les sanctions et le blocus financier ne pousseront pas le Hezbollah à renoncer à son projet de résistance ni à abandonner sa population et son environnement».
Il a assuré que sa formation «poursuivra son action dans les dossiers du logement, de la restauration et de la reconstruction, ainsi que son soutien aux familles touchées, dans la mesure de ses moyens».
Le responsable du Hezbollah a par ailleurs indiqué que «l’option d’une mobilisation populaire et d’une descente dans la rue n’est pas écartée», mais qu’elle dépendra «du moment opportun et de circonstances politiques et sécuritaires déterminées».
Les Houthis prêts à fermer Bab el-Mandeb
Qomati a également révélé que les Ansar Allah au Yémen avaient exprimé leur disponibilité à fermer le détroit de Bab el-Mandeb en cas «d’encerclement de la résistance et de son peuple au Liban», en mettant «sa clé entre les mains de la résistance».
Enfin, le membre du Conseil politique du Hezbollah a insisté sur «l’attachement à la coexistence et au respect de toutes les composantes du Liban», citant les sunnites, les chiites, les druzes, les chrétiens et les autres composantes. «Nous ne considérons pas que certains sont de première catégorie, d’autres de deuxième et d’autres de troisième», a-t-il déclaré.



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