Le festival du film francophone d'Angoulême, rendez-vous du cinéma international depuis 19 ans, se déroulera de lundi à samedi, ponctué par un hommage à Nathalie Baye, décédée en avril, et porté notamment par l'avant-première du film «Dix pour cent».
Basé sur la série française à succès qui embarque le spectateur dans le quotidien mouvementé d'agents de stars (2015-2020), le film viendra clôturer le festival, avant sa diffusion sur Netflix deux semaines plus tard.
Le festival marque aussi le retour de Jean-Pierre Jeunet, réalisateur du film culte «Le fabuleux destin d'Amélie Poulain», avec une adaptation du roman «Changer l'eau des fleurs» de Valérie Perrin.
«Maintenant, tout le monde fait des images avec son caméscope ou son téléphone, mais celles de Jeunet, on ne les oublie pas», a estimé Dominique Besnehard, délégué général du festival avec Marie-France Brière.
Autre point fort de l'évènement selon son cofondateur: le film d'ouverture, «Ni vue, ni connue», présenté pour la première fois en France après les festivals de Locarno et Toronto. Isabelle Huppert y joue une figurante de cinéma qui rencontre une grande actrice campée par Sandrine Kiberlain.
«C'est un film qui parle de cinéma, mais aussi d'humiliation, de mépris social, presque de lutte des classes», raconte M. Besnehard, également agent et producteur de cinéma, et cocréateur de la série «Dix pour cent».
Une rétrospective de dix films de Nathalie Baye est au programme pour rendre hommage à celle qui avait présidé le jury de ce festival en 2010.
Les spectateurs pourront revoir notamment «Arrête-moi si tu peux» de Steven Spielberg, où l'actrice française partage l'affiche avec Leonardo Di Caprio et Tom Hanks.
«Le film sera diffusé en VF, j'ai invité les doubleurs de Hanks et Di Caprio pour montrer qu'il y a un danger sur le doublage, avec l'IA notamment», a déclaré Dominique Besnehard.
Le jury, présidé par Franck Dubosc, répartira samedi sept Valois, les distinctions du festival, entre les dix films d'une sélection sous les signes de «l'Afrique, la jeunesse, et le miroir de nos problèmes».
Concourent notamment «Ben'imana», film rwandais sur la mémoire du génocide; «Congo Boy», film centrafricain «musical et coloré» récompensé à Cannes ou encore «Les filles d'Abraham», l'histoire d'une juive et d'une musulmane, toutes deux victimes des réseaux sociaux.
Après le Maroc et le Québec, le festival, qui attend 70.000 festivaliers, rendra hommage au royaume du Cambodge, pays hôte du vingtième sommet de la francophonie en novembre prochain.
AFP



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