Le comité représentatif des professeurs contractuels de l’Université libanaise a annoncé une grève générale à partir du 1ᵉʳ septembre 2026, si le gouvernement ne valide pas d’ici cette date les noms des enseignants concernés par le processus de titularisation.
Dans un communiqué, mercredi, la commission dénonce le retard pris par les autorités, six mois après l’adoption de la décision n°17 du Conseil des ministres, datée du 16 février 2026, qui prévoit la poursuite du dossier de titularisation des enseignants contractuels de l’Université libanaise.
À l’approche du 1ᵉʳ septembre, date fixée pour le début de la mise en œuvre de la première phase, «le gouvernement continue de temporiser» concernant l’approbation des noms, déplore la commission.
Elle appelle ainsi le gouvernement à «mettre en œuvre une décision qu’il a lui-même prise» et à finaliser un processus dont le principe a déjà été acté.
La commission s’appuie également sur les résultats d’un sondage mené auprès des enseignants concernés, qui aurait fait apparaître une adhésion «large et claire» à une mobilisation en cas de non-validation des noms avant le 1ᵉʳ septembre.
«La grève générale des enseignants contractuels rémunérés à l’heure de l’Université libanaise débutera le 1ᵉʳ septembre 2026 si les noms ne sont pas approuvés avant cette date», affirme-t-elle.
Pour les enseignants, cette mobilisation serait la conséquence directe du non-respect, par le gouvernement, de sa propre décision, après plusieurs mois d’attente et l’épuisement de toutes les démarches de suivi et de revendication. La commission estime que les enseignants ne sauraient être tenus responsables d’une éventuelle perturbation de l’année universitaire si le gouvernement choisit de ne pas appliquer une décision qu’il a lui-même adoptée.
Elle appelle dès lors le Premier ministre Nawaf Salam et le Conseil des ministres à «assumer leurs responsabilités» et à approuver les noms avant le 1ᵉʳ septembre, afin de respecter la décision gouvernementale, de rendre justice aux enseignants et de préserver la stabilité de l’Université libanaise.
La commission conclut par un avertissement : «Le 1ᵉʳ septembre est la date de mise en œuvre, et non le début d’une nouvelle attente.»



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