Les prix du pétrole poursuivent leur hausse mardi, alors que le regain de tensions au Moyen-Orient pèse sur les marchés boursiers et fait remonter les taux d’intérêt des dettes souveraines. Vers 07h20 GMT, le Brent gagnait 0,69%, à 91,50 dollars le baril, tandis que le WTI progressait de 1,03%, à 85,37 dollars.
Cette hausse intervient alors que les perspectives de paix au Moyen-Orient se sont éloignées. Donald Trump a déclaré lundi qu’il ne prolongerait pas la trêve de 60 jours entre Washington et Téhéran, prévue dans un protocole d’accord signé en juin. L’Iran a pour sa part qualifié cette trêve de «hors de propos».
Jared Kushner, envoyé spécial et gendre du président américain, a affirmé que les deux parties menaient des discussions «très positives et animées», tout en soulignant le manque de confiance entre Washington et Téhéran. Donald Trump a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers » de la route de Washington, en réponse à une question sur les discussions entre Mascate et Téhéran concernant le détroit d’Ormuz.
La hausse du pétrole profitait aux valeurs du secteur. À Londres, BP gagnait 1,73% et Shell 1,35%, tandis qu’Eni progressait de 0,86% à Milan et TotalEnergies de 1,33% à Paris.
Les marchés boursiers évoluaient en baisse mardi. Vers 07h20 GMT, Paris cédait 0,15%, Francfort 0,38% et Milan 0,48%, tandis que Londres était stable (+0,01%). En Asie, Tokyo a perdu 2,54% et Séoul 1,55%.
Les investisseurs sont également confrontés à une remontée des rendements obligataires. En Allemagne, le taux à dix ans atteignait 3,25%, contre 3,22% la veille, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2011. En France, il s’établissait à 4,10%, contre 4,06%, au plus haut depuis 2009. Aux États-Unis, le taux à 30 ans évoluait à des niveaux jamais vus depuis juin 2007.
«Les marchés ne parviennent pas à se débarrasser de leurs inquiétudes inflationnistes», explique Jochen Stanzl, analyste chez Consorsbank.
Les investisseurs attendent par ailleurs les chiffres de la production industrielle américaine pour juillet, prévus à 12h30 GMT. Ils surveillent les signes d’un éventuel ralentissement de la première économie mondiale, après le recul surprise de 0,6% des ventes au détail en juillet et une nette baisse de la confiance des consommateurs américains.
Ces données éloignent par ailleurs la perspective d’une hausse imminente des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Sur le marché des changes, le dollar restait stable (+0,07%), à 1,1573 dollar pour un euro.
AFP



Commentaires