Le président de la République, Joseph Aoun, a réaffirmé lundi son attachement au maintien d’une force onusienne dans le sud du Liban, soulignant l’importance de sa présence pour consolider la stabilité et soutenir l’armée libanaise.
«Notre premier choix est la prorogation du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul)», a déclaré le chef de l’État, estimant que la présence de la force onusienne dans le Sud contribue à maintenir les habitants dans leurs villages et localités et à renforcer la stabilité, en coordination avec l’armée libanaise.
Le président Aoun a toutefois indiqué que, si la prorogation du mandat de la Finul ne pouvait être obtenue, le Liban privilégierait une formule garantissant la poursuite d’une présence internationale dans le Sud, «dans le cadre juridique requis», aux côtés de l’armée libanaise et en coordination avec elle, afin de soutenir la stabilité et d’assurer les missions qui lui sont confiées.
Le président a par ailleurs relevé qu’Israël s’opposait à la présence de la Finul et exerçait des pressions en ce sens depuis près d’un an, alors que le Liban réclame son maintien. L’objectif, selon lui, est de parvenir à une solution permettant de préserver la présence internationale dans le Sud, soit à travers la prorogation du mandat de la Finul, soit par la mise en place d’une force internationale qui lui succéderait.
Joseph Aoun a tenu ces propos devant une délégation de parlementaires venus plaider en faveur du renouvellement du mandat de la Finul.
De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam, qui a reçu la même délégation parlementaire, a réaffirmé l’attachement du Liban à la présence d’une force des Nations unies dans le Sud.
«Je réaffirme que la position officielle libanaise demeure attachée à la nécessité de maintenir une force des Nations unies dans le Sud, chargée d’assurer trois missions essentielles: la surveillance et le signalement, la coordination et la communication», a déclaré Nawaf Salam.
Le Premier ministre a également indiqué avoir personnellement fait part de la position libanaise au secrétaire général des Nations unies lors de sa visite à Beyrouth. «Il a fait part de sa compréhension de la nécessité de maintenir une force de l’ONU dans le Sud pour prendre le relais de la Finul, ce qu’il a également reflété dans son dernier rapport à ce sujet», a-t-il ajouté.



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