L'Iran a reproché dimanche au Qatar de retarder l'accès de responsables iraniens à son territoire pour enquêter sur le sort de pilotes de chasse, capturés selon Téhéran pendant la guerre au Moyen-Orient, ce que Doha a démenti.
L'armée de l'air du Qatar avait annoncé le 2 mars avoir abattu deux bombardiers Sukhoï Su-24 en provenance d'Iran, après des tirs iraniens sur des installations gazières de l'émirat, sans précisions sur le sort des pilotes.
Fin juillet, l'armée iranienne avait annoncé avoir récupéré le corps d'un des pilotes tués lors d'une attaque début mars ciblant la base aérienne américaine d'Al-Udeid, située au Qatar.
Samedi, l'Iran a affirmé que le Qatar avait capturé trois de ses pilotes après l'opération, et les détenait, appelant le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à «faciliter leur libération».
La diplomatie qatarie a démenti «catégoriquement» cette affirmation, dénonçant des «déclarations trompeuses» émises par les autorités de la République islamique.
Une déclaration à laquelle l'Iran a réagi dimanche, affirmant que «des experts de l'armée de l'air iranienne attendent depuis plusieurs mois de pouvoir se rendre au Qatar» pour enquêter sur l'affaire.
«Au lieu de nier les faits et d'entraver la recherche de la vérité, le gouvernement qatari devrait autoriser l'équipe d'experts (...) à se rendre au Qatar», a affirmé le général Mohammad Bagherzadeh, chef du Comité de recherche des personnes disparues auprès des forces armées, cité par Tasnim.
Le ministère qatari des Affaires étrangères avait affirmé samedi que l'émirat avait «invité une équipe iranienne (...) pour être informée en détail des opérations de recherche et de sauvetage en avril». «Mais la partie iranienne n’a pas encore répondu à cette invitation», avait-il déclaré.
La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février avec une campagne de bombardements israélo-américains contre l'Iran. Téhéran a riposté en menant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington, dont le Qatar.
Un protocole d'accord a été signé mi-juin par Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre, mais a volé en éclats début juillet, avec une reprise des frappes de part et d'autre.
Si les hostilités ont baissé en intensité ces derniers jours, les efforts diplomatiques, auxquels le Qatar participe parmi d'autres pays médiateurs, pour relancer les négociations entre les belligérants restent dans l'impasse.
AFP



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