Attaque américaine d'un navire au large d'Oman: les trois marins indiens portés disparus sont morts
Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d’Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, dans le nord d’Oman, le 17 mai 2026. ©AFP

Les trois marins indiens portés disparus après l'attaque revendiquée par l'armée américaine mercredi d'un pétrolier battant pavillon des îles Palaos au large d'Oman sont morts, a annoncé jeudi le ministre indien des Transports maritimes.

«La mort de trois marins indiens qui avaient été initialement portés disparus est maintenant confirmée, après la localisation et l'identification de leurs corps», a écrit Sarbananda Sonowal sur X.

L'armée américaine a confirmé que l'un de ses avions de combat avait ouvert le feu mercredi contre le Setebello, qui tentait selon elle d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par Washington.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé sur X que le tir avait visé «la salle des machines» du navire «après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines».

L'Inde a convoqué mercredi soir le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une «vive protestation» concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Un total de 24 marins de nationalité indienne se trouvaient à bord du pétrolier visé.

Le Setebello est le huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, selon l'armée américaine.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un autre pétrolier immatriculé aux îles Palaos, le Marivex, visé par des tirs américains alors qu'il se trouvait au large d'Oman.

Le sultanat est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

AFP

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