Aoun réaffirme la primauté de l'État au 81ᵉ anniversaire de l'armée libanaise
©Armée libanaise, compte officiel X

Le président de la République, Joseph Aoun, a réaffirmé samedi que «nul ne peut détenir d'armes en dehors de la légitimité de l'État», à l'occasion du 81ᵉ anniversaire de l'armée libanaise, soulignant que l'institution militaire demeurait «l'unique garante de l'unité, de la souveraineté et de l'indépendance du Liban».

«Il est temps d'ancrer cette vérité constitutionnelle et nationale: aucune arme n'est légitime en dehors de celle de l'État, et le Liban ne peut être protégé que par son armée nationale», a déclaré le chef de l'État. Il a ajouté que l'armée était la seule institution à détenir «la décision, la force et la légitimité» pour constituer le bras militaire exclusif de l'État.

Évoquant la situation dans le sud du Liban, M. Aoun a estimé que chaque retrait israélien renforçait la responsabilité de l'armée, appelant à un déploiement complet le long de la frontière afin d'y rétablir l'autorité exclusive de l'État et de permettre le retour des habitants des villages frontaliers.

Le président a également assuré que l'État poursuivrait ses efforts pour améliorer les conditions de vie des militaires et renforcer les capacités de l'armée avec le soutien des pays amis.

À l'occasion de cette journée, le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, s'est rendu au commandement du secteur Sud-Litani, à Tyr, ainsi qu'au 5ᵉ régiment d'infanterie et au 5ᵉ régiment d'intervention. Il y a salué les efforts et les sacrifices des militaires, affirmant que «le Liban puise sa force dans son armée».

Réaffirmant le refus de toute présence israélienne sur le territoire libanais, il a déclaré que «chaque parcelle de notre terre est un droit» et assuré que l'institution militaire continuerait d'accompagner le retour des habitants du Sud, avant de conclure: «Nous croyons en une seule patrie, unie et indivisible, défendue par une seule armée qui protège ses frontières et garantit sa stabilité.»

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a, pour sa part, réaffirmé son engagement à soutenir le renforcement du déploiement de l'armée libanaise et de l'autorité de l'État dans le sud du pays, tout en renouvelant son appui à la mise en œuvre de la résolution 1701 et de l’accord-cadre trilatéral conclu avec Israël sous l’égide des États-Unis.

Par ailleurs, les États-Unis ont enfin salué l'engagement de l'armée libanaise dans la défense de la souveraineté et de la sécurité du pays, réitérant leur soutien au cadre trilatéral comme voie vers la paix et la relance économique. Ils ont également rappelé les propos du secrétaire d'État Marco Rubio, selon lesquels Washington espère voir l'armée et les autorités libanaises étendre progressivement leur autorité sur l'ensemble du territoire national.

 

La France a enfin estimé que la construction d'une armée «forte et souveraine», détenant le monopole des armes sur l'ensemble du territoire, constituait une nécessité plus que jamais, réaffirmant son soutien à l'institution militaire.

 

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