Il existe de nombreuses rues et voies de circulation à Beyrouth portant le nom de personnages historiques français, surtout contemporains. Mais y a-t-il des voies dans la capitale française faisant référence au Liban, à son histoire ou à ses grandes figures ? On fait le point.

En voiture ou à pied, les Beyrouthins traversent quotidiennement des voies de circulation portant le nom d’un personnage de l’histoire de France – notamment contemporaine du mandat français au Liban et postérieurement à cette période. On compte en effet une rue Clemenceau, une rue Gouraud (dans le quartier de Gemmayzé), une avenue du Général-de-Gaulle, une rue Jacques-Chirac ou encore une avenue de Paris, sur la Corniche.

Mais l’inverse est-il vrai ? Y a-t-il des voies à Paris évoquant le Liban, son histoire, sa culture ou les relations franco-libanaises ? La réponse est «oui». Il en existe même de nombreuses. On fait le point.

Du XXᵉ au VIᵉ arrondissement

Notre périple commence rive droite, au nord-est de Paris, dans le XXᵉ arrondissement. On y trouve deux rues faisant directement référence au pays du Cèdre. Elles se suivent : la rue du Liban et la rue des Maronites. Ces deux rues ont reçu leur dénomination actuelle en 1867.

Toujours rive-droite – cette fois dans l’ouest de Paris – se trouve une autre voie «libanaise» : la Place de Beyrouth. Créée par un arrêté municipal du 16 janvier 1998, elle est située à cheval entre les VIIIe et XVIe arrondissement, à l'intersection de l’avenue Pierre 1er de Serbie et de l’avenue Marceau, à quelques minutes à pied des Champs-Élysées.

La capitale libanaise a même (presque) droit à une deuxième voie à Paris. Il faut pour cela se rendre de l’autre côté de la Seine, rive gauche, dans le VIᵉ arrondissement, et plus précisément dans le quartier de Sèvres-Babylone. Rendez-vous rue de Bérite – en référence au nom de Beyrouth durant l’Antiquité. La rue porte ce nom depuis 1867. Elle relie la rue du Cherche-Midi à la rue Jean-François-Gerbillon.

Restons rive gauche et rendons-nous un peu plus au sud, dans le XVe arrondissement, sur les bords de Seine, non loin de la tour Eiffel. Nous nous trouvons promenade Gibran-Khalil-Gebran. Anciennement nommé «Promenade des quais de Grenelle et André-Citroën», ce n’est qu’en 2017 que cette voie a reçu le nom du poète et peintre libanais. Elle relie le pont de Bir-Hakeim à Javel. On peut notamment voir une pancarte indiquant le nom de la voie, près d’un cèdre planté là.

Plus au sud, dans le XIVe arrondissement, se trouve le square de l'Aspirant-Dunand – nom d’un jeune Français mort en 1940 durant la Seconde Guerre mondiale. Ce square abrite cependant un grand Cèdre du Liban, planté le 12 avril 1996 en hommage à Gibran Khalil Gibran.

Lieux de culte et de vie communautaire

On trouve par ailleurs d’autres lieux de culte ou de vie communautaire faisant référence au Liban. On peut par exemple citer la cathédrale Notre-Dame du Liban, dans le VIe arrondissement, à proximité du Panthéon et dédiée au culte maronite ; l’église Saint-Julien-Le-Pauvre, près de la cathédrale Notre-Dame de Paris (dans le Ve arrondissement) et dédiée au culte catholique melkite ; ou encore la Maison du Liban, dans l’enceinte de la Cité universitaire de Paris, dans le XIVe arrondissement de Paris.

Notons par ailleurs que certains lieux à Beyrouth ont directement été inspirés de ceux de Paris. Le plus bel exemple est celui de la place de l’Étoile, dans le centre-ville de Beyrouth, au centre de laquelle se trouve la tour de l’Horloge, mais aussi, et surtout, le Parlement libanais.

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