Le réseau social X lance un compte rémunéré et un service de paiement
Après les réseaux sociaux et la messagerie, X ajoute une nouvelle corde à son arc : les services bancaires. ©Alain Jocard / AFP

Le réseau social X a lancé lundi une offre de compte rémunéré ainsi qu'un service de paiement de gré à gré, une nouvelle étape stratégique pour en faire une plateforme à tout faire, selon le vœu de son actionnaire de contrôle, Elon Musk.

Le produit, gratuit mais réservé aux titulaires d'un compte X Premium (payant) aux États-Unis, inclut une carte de retrait Visa et assure un taux d'intérêt pouvant aller jusqu'à 6%, selon un communiqué.

Les comptes sont techniquement hébergés par Cross River Bank, une banque du New Jersey spécialisée dans les services aux «fintech», les sociétés innovantes du secteur financier en ligne.

L'établissement est enregistré auprès du régulateur bancaire américain FDIC et bénéficie, à ce titre, d'une garantie des dépôts de ses clients à hauteur de 250.000 dollars chacun.

Grâce à un mécanisme qui répartit les fonds entre plusieurs banques membres d'un même réseau, X peut même garantir jusqu'à 10 millions de dollars de dépôts par utilisateur.

Les titulaires d'un compte de dépôt sur X auront aussi la possibilité d'effectuer un paiement instantané et gratuit à un autre utilisateur de la plateforme.

Cross River présente le compte et ses fonctionnalités comme une première pour un réseau social aux États-Unis.

Les achats et paiements sur Facebook, Snapchat et TikTok, notamment pour la vente en ligne et la monétisation de contenus, passent par PayPal ou sa filiale Hyperwallet, ou par un compte bancaire classique, qui ne fait pas partie de l'offre de Meta.

Les services de messagerie de Meta, WhatsApp et Messenger, qui ne sont pas à proprement parler des réseaux sociaux, comprennent eux un système de paiement de gré à gré.

Depuis son acquisition de Twitter (devenu X) en octobre 2022, Elon Musk ambitionne de le transformer en application à tout faire sur le modèle des plateformes chinoises comme WeChat, du groupe Tencent.

AFP

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