Le pétrole se stabilise avec des efforts diplomatiques qui continuent selon l'Iran
Après une flambée liée à l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, les cours du pétrole se stabilisent, soutenus par la poursuite des efforts diplomatiques. En parallèle, le gaz européen continue de grimper, alimenté par les craintes sur les approvisionnements et les faibles niveaux des stocks. ©SAMEER AL-DOUMY / AFP

Les cours du pétrole hésitent lundi, Téhéran ayant assuré que les efforts diplomatiques se poursuivent via des médiateurs, malgré l'intensification des frappes américaines sur le territoire de l'Iran.

Vers 10H05 GMT (12H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, grappillait 0,01% à 88,11 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, perdait 0,56% à 82,03 dollars.

Après un week-end d'escalade des tensions, le brut avait pourtant ouvert en hausse, le baril de Brent atteignant même un plus haut depuis le mois de mai, au-delà de 90 dollars.

Mais le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins affirmé «que l'appareil diplomatique a été actif ces derniers jours», faisant retomber les cours.

Si le conflit perdure, le prix du pétrole pourrait toutefois continuer de monter.

«Les flux de navires se sont pratiquement arrêtés» dans le stratégique détroit d'Ormuz, affirment les analystes d'ING. Un transit maritime ralenti dans cette région provoque en effet une baisse des exportations d'hydrocarbures.

En outre, «le problème pour le marché pétrolier est que les prélèvements sur les réserves stratégiques, qui ont apporté un certain répit pendant la guerre, doivent cesser vers la fin de ce mois», soulignent ces analystes, même s'il serait encore possible d'en débloquer davantage.

Le gaz européen, lui, continue de grimper, dépassant lundi 60 dollars le mégawattheure, un niveau plus atteint depuis le début du conflit au Moyen-Orient en mars.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz, prenait 1,36%, à 58,27 euros le mégawattheure.

«Les stocks de gaz de l'UE sont remplis à moins de 54%, contre 64% l'an dernier et une moyenne sur cinq ans de 69%», ont relevé les analystes d'ING.

La production de gaz, notamment au Qatar, a été plus fortement touchée que celle de pétrole depuis le début de la guerre, faisant craindre des difficultés cet hiver en Europe.

AFP

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